Le coût de la vie en Inde pour moi

11 mai 2008

Travailler en Inde, c’est aussi habiter en Inde.

Le coût de la vie en Inde varie suivant les villes, les personnes, leurs pouvoirs d’achat et leurs consommations. Alors je vous donne le coût de ma vie ici, histoire de vous faire une idée.

Logement

J’habite dans la ville la plus chère d’Inde. J’habite dans un 50m2 et paie un loyer de 30000 roupies/mois. Je sais qu’à Delhi c’est en moyenne 10000/15000 roupies pour la même surface.

Infos utiles :

- il n’existe pas d’agences immobilières ici, il faut systématiquement faire appel à un broker (un courtier en immobilier) qui se charge de vous trouver un logement qui correspond à votre budget et de vous faire les visites. Les brokers sont rémunérés le montant d’un mois de votre futur loyer (à payer dès que le bail est signé).

- Il faut toujours donner un deposit au moment de la signature (somme qui est restituée en fin de bail). Les montants de deposit varient suivant les villes. Mon deposit est de 200000 roupies.

- Dans la ville où j’habite, il faut s’enregistrer (avec son propriétaire) au tribunal pour les bails et se faire enregistrer par la police. Cela m’a coûté 1500 roupies et une matinée au tribunal.

- J’ai donné 12 mois de chèques pré-remplis avec le montant de mon loyer (cela faisait parti des exigences de mon propriétaire).

- Il est commun ici de se faire refuser un logement parceque ous êtes blancs, une femme seule, juif, chrétien, musulman, non-végétariens. Ne soyez pas outrés, c’est plutôt banal.

Mes frais liés au logement

- mes factures d’électricité s’élèvent entre 200 et 400 roupies par mois. Pendant les périodes de grosses chaleurs, l’air conditionné étant systématiquement allumé, ce montant est multiplié par 2 ou 3 suivant l’utilisation de l’air conditionné. Je voyage pas mal donc je ne suis pas une référence en facture d’éléctricité avec air conditionné.

- l’eau est gratuite, je ne reçois pas de facture. Par contre, il est arrivé que les habitants du bâtiment demandent une livraison de “tank” supplémentaire pour lequel nous payons 100 roupies chacun.

- ma femme de ménage (vaisselle, le sol, la poussière, la salle de bain, étendre et ramasser le linge) est payée 600 roupies/mois sachant qu’elle ne parle pas anglais et vient une heure par jour tous les jours. Les autres expats que je connais payent entre 1000 et 1500 roupies.

- le watchman reçoit un salaire par la coopérative du bâtiment, pas besoin de le payer.

Le transport

- une voiture de location : 800 roupies par jour et le salaire d’un chauffeur : 6000 roupies (ne parle pas anglais). Il faut savoir qu’un bon chauffeur (une personne de confiance) peut vous rendre énormément de services annexes : aller payer vos factures, aller vous faire des courses, vous trouver un plombier, gérer un problème (aller engueuler un indien à votre place)…

- rickshaw : cela dépend des trajets mais une course moyenne c’est entre 20 et 50 roupies. (le “meter” c’est-à-dire le compteur est systématiquement enclenché à Bombay mais la course doit être négociée au préalable à Delhi car ils n’utilisent pas le compteur).

- le local train : 6 à 10 roupies (avec un ladies’ compartment spécial)

- un A/R bombay/delhi en avion : environ 7000 roupies // A/R bombay/goa : 5000 roupies // AR Bombay/Bangalore : environ 10000 roupies.

- je n’ai pas assez voyagé en train grandes lignes pour vous donner des prix.

La nourriture

- Je dépense par jour entre 200 et 500 roupies par jour.

- les courses en épicerie du coin/marché me coûtent à peu près 300 roupies par semaine.

- Un bon repas dans un bon restaurant vous coûtera entre 500 et 1500 roupies. (on peut même aller jusque 3000 roupies pour la grand luxe).

Le divertissement

- sortir le soir (bar ou boîte) coûte en moyenne 1000 à 2000 roupies l’entrée.

- une place de cinéma dans ue bonne salle coûte entre 180 et 300 roupies.

- piscine : l’accès à de bonnes piscines dans des grands hôtels coûte 500 roupies l’entrée. Il existe des abonnements pour 6 mois à 1 an pour 5000 à 10000 roupies.

- les salles de sport : un abonnement coûte entre 10000 ert 20000 roupies par tranche de 6 mois.

- une place de théâtre c’est environ 100 roupies l’entrée.

- les cours de yoga/danse etc varie énormément suivant le professeur mais en moyenne cela coûte 1500 à 3000 roupies par mois.

La santé

- une consultation chez un médecin généraliste du coin coûte : 100 à 200 roupies MAIS une consultation chez un médecin dans un hôpital réputé coûte 600 roupies.

- une consultation chez un médecin spécialiste (dans un bon hôpital réputé) coûte 500 roupies environ.

- les médicaments ne coûte vraiment pas chèrs (il faut savoir que l’Inde fournit la majorité des pays du monde en médicaments génériques).

Autres

- un bon téléphone portable (avec des fonctionnalités comme la caméra) coûte entre 10000 et 15000 roupies mais il existe des portables low cost (de Nokia) a 2000 roupies.

- ma facture téléphone oscille autour des 2000 roupies (les communications téléphoniques en Inde ne coûte vraiment pas chères).

- mon abonnement internet illimité (avec un câble donc pas ADSL) me coûte 800 roupies par mois.

- on peut s’habiller pour très peu cher comme on peut s’habiller pour très très cher. Tout dépend des gens, de leurs budgets et de leurs goûts, je ne peux donc pas vous donner de budget mais une fourchette qui varie de 500 par mois à 5000 roupies en budget vêtements pour une personne.

Info manquantes

Je suis désolée, il me manque des infos qui pour certains d’entre vous peuvent être importantes : tous les coûts liés aux enfants/bébés (écoles, nounou etc.).

N’hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin d’autres informations sur le coût de la vie en Inde.

Une journée de travail ordinaire en Inde

8 mai 2008

PREAMBULE

Je passe une nuit blanche. Pourquoi?

En bas de chez moi (soit juste en bas de la fenêtre de ma chambre), mes amis les Indiens fêtent un mariage. Jusque là, tout va bien.

Des enfants qui jouent, qui crient, des gens qui parlent et qui rient. Jusque là tout va bien.

A minuit, ils sortent le tambour, commencent à chanter des chansons et à les rythmer en tapant sur le fameux tambour. Là, rien ne va plus. Lorsqu’on vit en Inde, on apprend à vivre avec Mr.Bruit et c’est vrai qu’au bout de 8 mois, je me suis faite aux klaxons, moteur de motos, pot d’échappement des rickshaws, des vendeurs de fruits et légumes qui crient tôt le matin pour vous prévenir qu’ils sont là, des gens qui parlent, des chansons bollywood ici et là…etc. Mais là, le tambour a été un bruit non identifié par mon cerveau et il résonnait dans ma tête comme si on me frappait sur la tête avec un marteau.

Solution n°1 : je suis une guerrière, je fais finir par m’habituer, no problem => au bout de 20 mns, c’est officiel, c’est un échec.

Solution n°2 : des boules quiès, j’ai essayé tant bien que mal, Bruit est plus fort que moi => au bout de 30 mns, c’est officiel, c’est un échec.

Pause et période d’interrogations : je ne vais quand même pas descendre, gueuler et gâcher leur fête….ou sinon je pourrais descendre en pyjama avec mes cheveux en pétards et mes cernes, m’installer gentiment auprès d’eux et taper des mains comme si je me joignais à eux (euh non, finalement ça fait trop psychopathe)……me déguiser en gorille pour leur faire peur (euh non non pire…)….(durée de la réflexion : 30 mns).

Solution n°3 : je prends mon oreiller et mon drap, je m’installe dans le salon, rien à faire Bruit
réussit à s’inviter dans mon salon => au bout de 30 mns, c’est officiel, c’est un échec.

Moralité : il y a des fois, il ne faut pas chercher à lutter…

MATINEE

Première chose le matin, pour des raisons trop longues à expliquer, je dois déposer de l’argent sur le compte d’une de nos vendeuses qui se trouvent dans une autre ville. Comme A. est en congé (vous vous rappelez, il est au mariage de son beau-frère), je m’occupe de le faire.

Le service et l’atmosphère d’une banque en Inde est pire que ceux d’une prison : plus froid, plus bordel, plus compliqué….dur de trouver.

Je me retrouve donc au State Bank of India (banque dans laquelle la dite vendeuse détient un compte). Je remplis le petit papier, je fais la queue pendant une heure pour qu’ensuite on me dise : “no mam, this account is not in our bank, impossible”. Moi, j’ai pris l’habitude de gueuler quand je n’obtiens pas quelque chose, je réponds : “what???not possible….see what is written on my paper!!!!see, see!!…….euh….hummmm….euh…..Central Bank of India….”. Oui bon, on a le droit de se tromper (je vous rappelle que j’ai passé une nuit blanche).

Moralité : arrêter d’être sur la défensive pour rien

Je repasse par le bureau pour chercher sur internet l’adresse de la banque puis je fais passer un entretien (oui, oui, je recrute toujours). L’entretien ne se passe pas trop mal.

Une de mes collaboratrices et moi-même partons pour une virée dans la ville ponctuée de plusieurs rendez-vous

APRES MIDI

Avant de se rendre à nos rendez-vous, nous partons en expédition à la recherche de Central Bank of India, et évidement, nous mettons 30 mns à trouver (est-ce que je vous ai dit que j’étais extrêmement impatiente de nature?). Nous arrivons à la banque, remplissons le petit papier, déposons l’argent et revenons à la voiture.

Catastrophe : le sac de ma collaboratrice a disparu. Je crie sur le chauffeur : “you are responsible for all the goods that are inside the car!!!!”…il me répond : “yes mam but I just went to buy a bottle of water”….moi :”and you left the doors open, very smart!!!”. Nous demandons à tous les gens ici et là, personne n’a évidement rien vu.

Inventaire de la perte : un portable, un appareil photo, des clés d’appartement, des documents super importants du bureau.

Décision : nous partons pour déposer une plainte à la police.

The police station :

Nous : “We want to write a complaint, we got stolen”

Policeman : “But how?”, nous expliquons.

P : “No, but it is your fault if you got stolen so we cannot write a complaint”, est ce qu’il est en train de nous dire que parceque nous avons laissé la voiture ouverte, l’acte n’est plus considéré comme un vol et les voleurs ne sont plus des voleurs??Nous commençons à péter un câble et demandons une investigation.

P : “OK if you want to write a complaint but for me, your driver is the major suspect, I will only investigate on him”. Je vois mon chauffeur pâlir. Cela fait 8 mois qu’il travaille pour nous, il a été irréprochable et sur ce coup là, il se sent déjà énormément coupable.

Moi : “OK, no, no, no, we leave”….P : “Why?” et j’invente : “We will go to my French Embassy” (c’est la seule excuse que j’ai trouvée pour nous éclipser).

P rentre dans une panique, nous prend tout de suite. Pendant qu’il nous fait la conversation la morale, il fait dicter une lettre à mon chauffeur. Je ne m’en rends pas compte au début mais quand je vois mon chauffeur écrire un papier, je me lève et je vais voir. Je pète un câble, il lui a fait écrire que moi (et non ma collaboratrice) s’est fait voler un portable et des documents…..non mais pourquoi on met mon nom, pourquoi c’est le chauffeur qui remplit et signe???P rentre en panique, prends le papier et le déchire devant moi. Il sort une feuille blanche et demande à ma collaboratrice d’écrire (il lui dicte sa plainte….oui, oui, du grand n’importe quoi). Au final, le vol est devenu : “I undersigned XX, was doing some work at XX and unfortunately I lost my mobile”, lorsque nous râlons, il nous dit qu’il vaut mieux mentir pour obtenir une nouvelle carte sim au plus vite. Nous ne discutons plus, nous voulons juste partir au plus vite.

Avant de quitter le commissariat, P. me demande mon nom. Je lui donne et il l’écrit sur un bout de papier en marquand “friend” à côté. Je lui demande “why you wrote my name?what it this for?”. P panique encore (je dois faire pas mal peur quand je suis énervée), et me dis que c’est juste pour se souvenir qui accompagnait celle qui a déposé plainte puis il déchire le papier devant moi.

………..

Moralité : ne pas chercher à comprendre….

Le reste de l’après-midi se déroule tranquillement.

Petite anecdote : une de mes vendeuses, à qui nous avions envoyé son chèque de salaire, nous appelle pour nous demander ce qu’il fallait qu’elle fasse de l’enveloppe (la jetter?la garder?décision trop dure à prendre)…….oui, nos vendeurs s’en remettent à nous pour toutes les petites et grandes décisions de leurs vies. La semaine dernière, une autre vendeuse nous appelle pour demander si elle peut participer à une compétition de danse…mais je ne comprends pas, c’est pendant les horaires de travail?…..non,non…..bah oui, tu fais ce que tu veux hors de tes horaires de travail…non,non j’ai besoin de votre autorisation…….assez déroutant hein?

La journée se termine à 21h, je n’ai pas dormi, je suis épuisée. Par chance, pas de mariage ce soir.

Conclusion de la journée : Ne vous inquiétez, toutes les journées de travail ne ressemblent pas à celle là, je pense que je classerai cette journée dans le top five des journées “pétage de câble”, rassurez vous, il existe des journées beaucoup moins cahotiques, et heureusement!

L’office boy

7 mai 2008

Dans toutes les entreprises en Inde, il y a un office boy. Il s’agit en général d’une personne issue d’un milieu pauvre, et dont le rôle est de faire toutes les petites taches du bureau.

Chez nous l’office boy est B. C’est le premier à arriver le matin, il fait le ménage avant que tout le monde arrive et au fur et a mesure que les gens s’installent à leur bureau, il apporte le café.

Pour le bureau, il s’occupe de :

- acheter des bricoles : ciseaux, colle

- faire des photocopies de présentations chez des imprimeurs

- faire des livraisons de lettres/paquet OU aller récupérer des documents

B. ne parle pas beaucoup mais est extrêmement impliqué et fidèle. Je me rappelle de la fois où on faisait un point sur les comptes de la boîte et A. (mon comptable) était submergé. B. a donc donne un coup de main en faisant de petits calculs et il était trop épanoui.

Il est tout excité quand on lui donne une nouvelle responsabilité : répondre au téléphone, regarder les factures, s’occuper d’engueuler le livreur de journaux.

Quand j’y pense, B. est un pilier de l’entreprise : il a les clés de la boîte, il connaît toutes les habitudes des uns et des autres, il est l’interlocuteur direct de l’ensemble de nos fournisseurs, il est capable de nous dire où exactement se trouvent tous les dossiers de l’entreprise depuis sa création. Sans lui l’entreprise est au ralenti et nous l’avons bien vu quand il est parti pour 2 semaines de vacances dans son village. Jamais n’avons nous vécu une plus grosse galère.

Alors voila, petit article hommage a B.

Pour information, salaire de B. : 5000 roupies/mois

Revue de presse : polémique en France sur les salaires en Inde

6 mai 2008

Voila un article intéressant lu dans le quotidien “20 minutes” concernant la polémique concernant une offre d’emploi en Inde parue à l’ANPE :

Un extrait :

“Pour ces deux entrepreneurs français basés en Inde, le salaire proposé par Hangar 17 ICT (10.000 à 20.000 roupies par mois, soit 160 à 320 euros) n’est pas crédible s’il ne s’accompagne pas de ces avantages. «Même les Indiens ne travaillent pas à ce prix-là»”

Cette polémique me dépasse un peu. Le salaire moyen pour le même job varie suivant les villes et un informaticien à Chennai, à Bombay et à Delhi n’aura pas le même salaire puisque le coût de la vie est pris en compte. Mon avis sur la question :

- un salaire de 20000 roupies a Pondichéry est un salaire correct

- les avantages sociaux sont a négocier comme pour tous le monde ici, c’est vrai qu’on a pris l’habitude de les avoir en France, mais voila l’Inde n’est pas la France.

20000 roupies pour un informaticien qui débute et qui habite à Pondichéry, ce n’est pas la mort. Si je devais être candidate sur ce poste, je négocierai le billet d’avion/les frais de visa/le logement/le remboursement des frais médicaux/mon samedi et 25 jours de congés payés par an.

Le management en Inde

6 mai 2008

Aujourd’hui une étudiante m’a interviewé sur le management interculturel ou comment gérer les différences culturelles en Inde.

Je me souviens encore de ma première semaine ici, il y avait une festivité hindoue et mon comptable a béni toutes les machines (imprimante, air conditionné, téléphone, ordinateur) par un point rouge. Bienvenue en Inde, le pays de la diversité des religions et traditions.

Si je devais expliquer mon expérience de management en Inde, je la diviserai en 2 parties :

- les difficultés

- les avantages

1) LES DIFFICULTES

a) Religions&traditions VS priorités du bureau

Au bureau, le plus dur est de trouver le bon équilibre entre le respect des religions et traditions et le rappel des priorités du bureau.

Par exemple, c’est une évidence pour un indien d’avoir le droit à des vacances ou des jours de congé s’il y a un mariage dans leur famille, s’il y a une visite de la famille, s’il y a quelqu’un de malade dans la famille (meme éloignée). C’est pareil en France me direz vous, pas tout a fait, la demarche n’est pas la même. En France, on pose ses jours à l’avance, ici on m’informe qu’on ne sera pas là pendant XX jours.

Exemples :

- mon comptable m’informe 4 jours avant de partir qu’il se rend au mariage de son beau-frère pour 2 semaines. Je me retrouve un peu dos au mur, c’est difficile de dire non et gâcher l’ambiance festive de sa famille.

- Une des filles de l’équipe m’informe par telephone qu’elle ne sera pas la pendant 2 jours parcequ’elle doit s’occuper de l’inscription scolaire de son fils.

- Une autre fille de l’equipe m’informe qu’elle part pour 2 semaines dans le nord de l’Inde pour voir le grand père de son mari qui est malade.

Alors voila, la famille est sacrée ici et c’est dur de toucher à la base de la culture indienne.

b)Décision unilatérale

Une autre difficulté à laquelle j’ai dû faire face se resume à cette anecdote :

Comme nous sommes nouveaux sur le marché, nous devons trouver des idées marketing pour pouvoir avoir la meilleure visibilité et le meilleur “appeal” possible aupres du public. J’organise donc une réunion “brainstorming” qui consiste à dire toutes les idées qui passent par la tête (quitte à dire des bêtises) pour au final arriver à des projets cohérents à mettre en place immédiatement. Nous nous retrouvons donc autour d’une table, la timidité s’étant invitée a la table, je commence à donner des idées en vrac. Je me retrouve face à des gens qui n’ont aucun avis, aucun désaccord, aucune nouvelle idée. Au bout de 10 minutes, la reunion est ajournée. C’etait la première et la dernière reunion brainstorming que j’ai effectuée.

En somme, les indiens sont très loyaux et obeissants, ils font très bien le travail qui leur est assigné mais lorsqu’ils doivent sortir du cadre de leur tâche, ils ne savent pas faire (ou même s’ils savent faire, ils ne veulent pas le faire).

La prise de décision est unilatérale : je suis leur supérieur, je décide et eux éxecutent. Bon, je ne cache pas qu’il y a des avantages à ne pas avoir d’employés qui viennent en furie au bureau pour parler de leur mécontentement, de leur désaccord etc. Mais, c’est dur de prendre des décisions sans avoir d’avis extérieur.

c) En dehors du bureau

En dehors du bureau, nous sommes en contact avec des partenaires, des prestataires de services, des fournisseurs. Ce que j’ai appris, c’est que :

- il n’y a pas de respect de planning, il faut toujours voir plus large que prévu intialement

- rien ne s’obtient sans une bonne gueulante

- les indiens disent toujours oui : même quand ils ne savent pas, même s’ils ne sont pas sûrs. Il faut toujours revérifier que l’information est bien passée.

- les indiens sont des affectifs : meme lorsqu’on s’éverve sur un indien, il faut toujours se réconcilier avec. Toute critique est prise personnellement, il faut donc être très prudent et diplomatique dans ses relations.

2) LES AVANTAGES

a)Les indiens sont sensibles

Une population très sensible c’est aussi un véritable bonheur. Les valeurs telles que la loyauté la fidelité, l’engagement ou encore considérer l’entreprise comme sa propre famille sont extrêmement communes en Inde. Et réciproquement, les patrons sont invités et informés de tout évenement familial mineur ou majeur.

Les vendeurs de nos magasins illustrent mieux que personne ces valeurs. Je mets un point d’honneur à ne pas considérer mes vendeurs comme des pions et suis très attentives à leur vie personnelle. Même si cela ne représente a priori pas grand chose, pour eux ce sont de vrais gestes de générosite. J’ai été contrainte de renvoyer un de nos vendeurs parcequ’il avait des problèmes de discipline (il s’est disputé avec un floor manager). Celui-ci est reste un mois sans travailler (ce qui, pour un jeune homme dont le salaire nourrit toute la famille, est énorme). Il n’a pas repris d’autre boulot en espérant que je le reprendrai dans un autre magasin. Au bout d’un mois et demi, il attendait toujours que je le reprenne et quand je lui demandais pourquoi il voulait absolument travailler pour notre boîte, il me répond: “parceque j’aime l’entreprise”.

b) Une solution pour tout

En Inde, il y a 2 façons de faire les choses :

- la bonne voie, “the right way”

- la voie parallèle, “the Indian way”

Face à n’importe quelle difficulté, les indiens ont TOUJOURS une solution. C’est le pays du NO PROBLEM.

Vous n’arrivez pas à avoir l’autorisation de louer un espace (parceque la municipalité l’interdit), vous pouvez quand meme vous débrouiller pour avoir l’autorisation. No problem.

Vous devez faire fabriquer un comptoir mais n’avez qu’un budget limité, pas de problème, vous pouvez avoir un comptoir avec des matériaux de qualité sans dépenser beaucoup d’argent. No problem.

Vous n’avez qu’une semaine pour organiser un événement et faire des impressions, fabriquer de la décoration, les indiens savent travailler dans l’urgence (et donc même la nuit) facturé au meme prix. No problem.

Je ne commenterai pas plus cette partie et je sais que vous vous dites certainement que je devrais avoir honte de recourir a ces méthodes immorales mais je vous promets qu’ici c’est banal et largement accepté. Et si jamais une personne ne veut utiliser que le “right way”, elle avance 10 fois moins vite que les autres. Apres tout, business is business.

c) Respect des femmes

Enfin, je tiens à insister sur un point important du travail en Inde : je suis une jeune fille et j’ai affaire à des hommes au quotidien. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, je n’ai jamais eu aucune remarque machiste ou irrespectueuse. La culture indienne respecte la femme et ses compétences. D’après un article de Times datant d’il y a quelques mois, l’Inde fait parti des pays dans lequel il y a le plus de femmes chef d’entreprise.

Comment travailler en Inde?

4 mai 2008

De plus en plus de personnes cherchent à travailler en Inde, alors voilà mes conseils sur votre recherche d’emploi.

Voici un classement du plus facile au moins facile selon moi :

- trouver un stage/VIE

- trouver un contrat local

- avoir un contrat d’expat

1)Stage/VIE

De nombreuse entreprises en Inde sont prêtes à accueillir des étudiants étrangers. Non seulement cela ne leur coûte pas grand chose (en rémunération et en impôt) mais en plus cela correspond aussi à une demande : la grande majorité des entreprises indiennes travaillent avec des entreprises étrangères.

Mon conseil :

- il y a de nombreuses offres de stages sur les sites d’emploi : naukri, monsterindia OU sur le forum franceinindia

- repérer les grandes entreprises indiennes/française en Inde et répondre sur leurs offres directement sur le site (exemple : Coca Cola, Unilever, Renault etc.)

- lire régulièrement la presse sur internet pour repérer les besoins des entreprises (exemple : l’entrée de Carrefour en Inde)

Administrativement, de quel visa aurait-on besoin pour un stage :

- si le stage dure moins de 6 mois (et si l’entreprise accepte), vous pouvez prendre un visa touriste.

- si le stage dure plus de 6 mois, il faut postuler à un visa X (visa étudiant) sachant que selon les cas, le consulat délivre un visa E (visa employment)

2) Contrat local

Contrairement à ce que l’on pourrait croire il n’est pas impossible de trouver un emploi en Inde. Un étranger payé en contrat local est un avantage pour l’entreprise indienne : il est tout aussi bon voire meilleur et coûte autant qu’un indien.

Honnêtement, le meilleur moyen de décrocher un emploi en Inde, c’est de s’y rendre et de rechercher sur place. Je pense que deux bons mois de réponses aux offres, coups de fils et entretiens se soldera forcément par un emploi.

Par contre, certaines personnes ont tellement envi de vivre en Inde qu’elles acceptent tout et n’importe quoi. Il faut bien vérifier :

- le montant net du salaire annoncé (les taxes sont prélevées à la sources) en parallèle du coût de la vie. Par exemple, un salaire de 50000 roupies à Bombay et à Delhi ne revient pas du tout au même (le logement à Bombay est extrêmement élevé)

- les conditions de travail : de nombreux indiens travaillent le samedi alors cela peut paraître comme du luxe mais vous verrez que c’est très important d’avoir un weekend de 2 jours. Le nombre de jours de congé aussi est à négocier (là aussi, j’ai recontré beaucoup d’indiens qui n’ont pas de jours de congés) et enfin il faut bien demander si les jours de maladie comptent comme des jours de congé (et oui cela fait parti des spécificités indiennes).

- les négociations possibles : certains français l’ont déjà fait et obtenu donc pourquoi ne pas essayer; le coût du déménagement, le billet d’avion, les frais de visa, le logement, un A/R en France par an, la sécu.

- un conseil : si pendant votre entretien vous trouvez votre supérieur hiérarchique un peu louche (un peu entreprenant, des questions bizarres, une invitation à boire un verre ou un entretien tard le soir), refusez l’emploi. Il y a pas mal d’histoires de malhonnêteté de certains patrons. Les valeures sûres sont encore soit les grosses boîtes soit les boîtes qui ont déjà recruté des étrangers.

Pour information, il existe des français qui ont trouvé un emploi en Inde depuis la France mais cela reste très rare (voir le site naukri). Dites vous que lorsqu’une entreprise indienne va chercher quelqu’un à l’autre bout du monde, elle se dit qu’elle doit amortir le coût du recrutement et avoir confiance en la personne. Conclusion : une rencontre sur place accélère les démarches et prouve une motivation qui rassure le recruteur.

Au niveau administratif, le visa nécessaire pour travailler en Inde c’est un visa E (visa employment). Pour information, un salaire inférieur à 50000 roupies entraîne un refus du consulat, d’ailleurs au delà des papiers classiques, il faut prouver que vous ne “volez” pas le poste d’un indien et que seul un français peut effectuer le travail pour lequel vous avez été embauché. Vous trouverez le détail des papiers à fournir sur le site franceinindia.

3) Les contrats d’expats

Pour cette catégorie, c’est plutôt facile. Vous n’aurez pas de contrats d’expats en Inde, si vous n’êtes pas déjà dans la boîte (il est rare qu’une embauche et un envoi à l’étranger soient simultanés).

Les négociations de contrats sont classiques : tous les frais pris en charge par la boîte (déménagement, avion, école, logement, voiture, employés de maison, téléphone et taxes) et le maintien de tous les avantages d’un contrat français (cotisation, sécu etc.)

Majoritairement un visa E (visa employment) pour les expats ou un visa B (visa business) pour certains suivant leur contrat.

Le pétage de câble à l’indienne

30 avril 2008

En Inde, plus tu as besoin que les choses aillent vite et plus les choses ralentissent…en gros c’est l’épreuve de la gestion de l’impatience et la recherche du “zen” en toutes circonstances.

Situation :

Je commande de la marchandise de Paris qui doit être livrée en Inde. Je me renseigne au préalable sur toutes les formalités. Au passage j’en profite pour donner ce petit conseil : plus on fournit de papiers en Inde et mieux c’est.

Et donc, je prépare une tonne de papier, vérifie les tampons, les en-têtes, les signatures, les originaux, les photocopies etc. Moi, optimiste de nature, je me dis “no problem”.

Pétage de câble n°1 :

On nous demande un papier (qui évidement n’est pas mentionné dans la liste des pièces à fournir). Nous nous démenons pour faire ce papier au plus vite et lorsque nous le transmettons, la douane nous explique qu’il aurait fallu que le papier soit déjà inclus dans le colis donc ils ne peuvent pas l’accepter sauf si nous acceptions de donner une somme pour laquelle il n’y aurait pas de reçu……nous y voilà…..je voulais l’éviter mais nous n’avons pas pu y échapper. Allez, tiens 10000 roupies.

Pétage de câble n°2 :

Quand vous pensez que tout va s’arranger, c’est toujours à ce moment là que le sort s’acharne. On me demande maintenant d’indiquer de quel animal vient le cuir de nos produits. Aie aie aie….grosse panique….je ne connais pas la réponse mais si jamais c’est du cuir de vache, nous sommes finis!La vache étant sacrée, il se pourrait qu’ils nous refusent nos marchandises. Après des recherches ici et là, j’apprends que tous nos cuirs sont en cuir de vachette….(oui oui l’angoisse).

Notre transporteur rédige un papier donnant l’origine du cuir sauf qu’en anglais, il n’a pas inscrit “cow” (vache) mais “calf” (vachette) et pour des raisons très mystiques et assez paranormales, il s’avère que l’esprit indien ne s’est pas senti heurté par le mot “calf”. Ouf, on l’a échappé belle.

Pétage de câble 3 :

On m’informe que les douanes ont accepté de valider la marchandise (soit une semaine après qu’elle soit arrivée) et qu’elle me sera restituée dans la journée.

13h : on me dit que la marchandise sera livrée à 17h30

17h : on me dit que la marchandise sera livrée à 19h

18h : on me dit que la marchandise sera livrée entre 21h et 21h30……”euh non non, comme je dois être là physiquement ça fait un peu tard, on ne peut pas livrer le matin?” Vous connaissez la réponse, je me retrouve donc à attendre et attendre.

20h30 : je me dis que j’allais appeler mon transporteur histoire de voir si tout va bien. Celui-ci m’explique que la douane a décidé de garder ma marchandise pour faire des tests en laboratoire. “Plaît-il?”….oui, oui, des tests pour voir si ma marchandise correspond bien à ce que j’ai déclaré. “OK et ça prend combien de temps ça?”….trois jours mais bon comme y’a un jour férié et le weekend, il faut compter 5 jours.

Attends mais quand aviez vous prévu de me prévenir (parceque moi j’attends comme une abrutie à 20h30 dans l’entrepôt)….et il ose me répondre : “we had the information at 1pm but we wanted to keep trying the delivery today so that is why we didn’t tell you”. Attends ça fait depuis cet après-midi que tu es au courant et tu me le dis que maintenant???Alors là je pète un câble au téléphone.

Cerise sur la gâteau :

Je rentre chez moi et reçois un appel à 22h30 (soit une heure après l’heure à laquelle j’étais censée réceptionner la marchandise) de l’assistant de mon transporteur pour me dire “mam, it is just to tell you that the goods are not going to be delivered today because of some laboratory tests”…Si je n’avais pas appelé, c’est l’heure à laquelle il m’aurait appelé pour me dire que ce n’est pas la peine d’attendre….

Mon comptable est un artiste

30 avril 2008

Je me souviens encore de mes premiers jours au bureau. Je demande à voir les comptes de la boîte et je vois arriver des cahiers sur lesquels était notée toute la comptabilité à la main (à l’ancienne quoi). Le comptable de ma boite c’est A.
J’ai appris à travailler avec mon comptable et sa personnalité. Oui parcequ’il est assez atypique, il adore décorer le bureau, il est très sensible à tout ce qui est graphisme et n’hésite pas à donner son avis sur les projets sur lesquels nous travaillons. Je trouve que c’est plutôt agréable de voir quelqu’un d’aussi impliqué. Par contre, l’inconvenient c’est que les chiffres ce n’est pas sa passion, assez embêtant pour un comptable.

Pour vous expliquer, mettons nous en situation :
Nous depensons XX roupies pour faire du design
1) Un comptable lambda dirait : « la derniere fois nous avons fait un design pour la meme chose, ca nous a coute la moitie, pourquoi est ce que pour le meme genre de projet cela nous coute autant ?j’ai les factures avec moi, je ne comprends pas » et la il epluche tout pour voir sur quel poste on augmente le prix et si c’est justifie.
2) A. ne dit rien en fait. Il dirait plutôt : “I like this design, very nice”.

A. est un gentil, un vrai, un authentique :
- honnête
- toujours serviable
- ne veut jamais offenser personne
- ne s’est jamais énervé depuis que je le connais
- il adore « se marrer », discuter avec les graphistes ou encore écouter de la musique

Points negatifs :
- il est assez lent dans son travail (et bien oui quand on discute autant…)
- il est « trop » gentil (et il faut être méchant pour réclamer les paiements/engueuler la banque etc)
- il n’ose pas heurter la sensibilité des gens

Points positifs :
- il est toujours de bonne humeur
- il est touchant et au final tellement humain (impossible de le détester)

Conclusion: je décide de garder mon comptable et je lui apprends à bosser sur des fichiers excel…on verra comment se passe la suite.
Pour information, le salaire de mon comptable : INR 15000

Je recrute

30 avril 2008

PREAMBULE
Je dois recruter deux personnes à mon bureau : une secrétaire et un assistant marketing.
Pour la petite histoire les deux employées qui occupaient ces postes précédemment ont quitté leur poste : l’une parce que son fils nécessite que sa mère reste à ses côtés et l’autre parce que son mari a été transféré dans une autre ville.
Par coïncidence, ces départs ont été simultanés et complètements inattendus (non, non, je ne suis pas parano au point de croire que c’est une conspiration, une alliance contre ma personne).

STRATEGIE
Je me mets à chercher de nouveaux employés, voilà mon plan stratégique :
- le réseau : faire passer le mot que je chercher quelqu’un
- le site internet naukri (qui, d’après mes sources est le plus consultés par les indiens) : je publie 2 annonces

Résultat :
- le réseau : 3 personnes recommandées (pauvre, je sais)
- naukri : je reçois 20 candidatures par jour (plutôt bien)

ACTION
C’est parti, trions les CV et commençons les entretiens :

1) les CV indiens
J’ai été assez déroutée par la présentation des candidatures indiennes. Signe astrologique, profession des parents, du frère, de la sœur, religion, caste, communauté, philosophie de la vie, tout y est mentionné en détail. C’est assez déroutant pour un esprit occidental.
Adaptons nous, ne nous laissons pas distraire par ces feintes culturelles, et passons aux entretiens.

2) les entretiens
Pur produit de l’occident, je mène les entretiens à l’occidental….et oui logique. « Forces/faiblesses », « comment vous vous voyez dans 5 ans » et toutes ces formidables questions qui font l’excitation d’un entretien d’embauche.

Et bien non, les indiens en décident autrement, une des filles sélectionnées vient accompagnée de son père qui souhaite venir à l’entretien parce que (je cite) « je connais très bien ma fille alors je peux vous parler d’elle, mieux qu’elle » et souhaite (je cite) « savoir plus sur le poste et l’entreprise parce que ça m’intéresse aussi ».
Non, non, non….cela ne va pas être possible. Je passe finalement l’entretien avec la fille en envoyant le père (qui pour l’occasion s’était mis à bouder) dans la salle d’attente.

Une autre vient accompagnée de son mari qui me fait la même mascarade. Au final, je comprends bien qu’ils veulent juste s’assurer qu’ils confient leur femme/fille à des personnes de confiance..l’accès des femmes dite traditionnelle au monde professionnel moderne bouscule les moeurs indiennes et par la même occasion me met très mal à l’aise.

Nous nous dispersons, et donc comment se sont passés les entretiens ?Je tire les leçons des employées précédentes et finit par poser des questions qu’on ne pourrait jamais poser en France :

- depuis quand êtes vous mariez?avez vous prévu d’avoir des enfants?

- vous avez des enfants en bas age?qui s’en occupe?

- que fait votre mari?où travaille t-il?

Oui je sais c’est honteux, mais j’ai tellement peur qu’elles me plantent…

CONCLUSION : ça a été plus dur que ce que je pensais.

- Annonces naukri : tout le monde et n’importe qui postule….moins efficace que ce qu’on pourrait croire.

- Réseau : 80% des embauches se font par réseau en Inde, c’est de loin, la meilleure stratégie. Déjà un recrutement effectué. Je continue…

Au commencement du début

28 avril 2008

Lorsque je me suis lancée dans l’aventure indienne, et après la découverte des nombreux blogs de mes concitoyens français sur l’Inde, je me suis promise de ne jamais en écrire un. Prenez le comme une faiblesse, une paresse ou de l’égoïsme, moi je dirais plutôt que je suis fidèle à mon esprit de contradiction : je n’aime pas faire comme les autres.

Au risque de paraître infidèle à ma propre ligne de conduite, je décide aujourd’hui de faire partager mon expérience. Cela fait déjà 7 mois que je suis dans ce pays et plus je vis, je raconte mes anecdotes et plus mon entourage me pousse à immortaliser mon expérience sur la toile….comme on laisserait une trace de son existence à l’humanité.

Alors au cas où l’Inde ait raison de moi, je vous laisse donc une trace de mon passage ici…bonne lecture et n’hésitez pas à me poser des questions/me contacter si jamais vous êtes ou projettez d’être en Inde.