Travailler En Inde

Le blog d’une française travaillant en Inde
  • rss
  • Accueil
  • L’auteur du blog
  • Me contacter

Bollywood ou la théorie des 3 B

travaillereninde.com | 21 mai 2008

Lorsqu’on travaille en Inde, il est difficile d’échapper à l’univers de Bollywood et si jamais on y échappe, c’est qu’on ne s’intègre pas suffisament en Inde.

Je n’ai pas besoin de vous présenter Bollywood, soit la contraction de Bombay et Hollywood, la première industrie cinématographique mondiale.

Comme je suis chargée de lancer des marques, je suis très attentives à la publicité et aux moyens utilisés par les autres marques pour attirer l’attention du consommateur. J’observe que toutes les marques (grandes ou petites de n’importe quel secteur) font appel à une icône bollywoodienne pour les représenter.

J’en conclue que :

- une star de bollywood est un signe de crédibilité auprès du consommateur indien VS les stars mondiales (américaines) le sont beaucoup moins. Exemple : Tag Heuer prend Shah Rukh Khan comme icône de sa marque en Inde quand c’est Brad Pitt qui représente la marque partout ailleurs.

- il existe 2 ou 3 stars qui reviennent systématiquement et fréquemment à la télé, presse, radio, affichage, internet : Shah Rukh Khan, Amitabh Bachchan, Aishwariya Rai.

- ces même stars représentent au moins 10 marques chacun : il n’y aurait donc pas, à priori, de clause d’exclusivité dans leurs contrats.

- à défaut de présence de stars dans les publicités, il y a toujours, par un moyen ou par un autre, une référence à un film, une chanson, un dialogue.

Une des premières questions que je me pose c’est : est-ce qu’on est obligé de passer par Bollywood pour exister auprès des consommateurs indiens?est-ce que c’est la seule voie?

La réponse est simple : la société indienne est tellement divisée par catégorie sociale, par caste, par régions, par traditions&cultures que Bollywood est LE SEUL qui fédère tout le monde, qui met tout le monde d’accord.

- Que vous habitiez Delhi, Pune, Hyderabad ou un village du Bihar, vous connaissez et aimez Bollywood.

- Que vous soyez chauffeur de rickshaw, vendeur de fruits, patron d’une entreprise ou coiffeuse, vous connaissez et aimez Bollywood.

- Que vous parliez tamoul, marathi, urdu, gujrati, bengalis, vous connaissez et aimez Bollywood.

- Que vous soyez musulmans, hindous, sikhs, chrétiens, boudhistes, vous connaissez et aimez Bollywood.

Quoi de plus logique pour une marque que de vouloir toucher et attirer l’attention du plus grand nombre en s’appuyant sur Bollywood (et à ce sujet, je trouve que l’Oréal fait du très bon boulot avec sa marque Garnier).

Si une marque décide de se faire connaître sans Bollywood, elle passera plus de temps et d’effort à :

- éduquer le consommateur sur son produit,

- à attirer l’attention du consommateur,

- à lutter pour exister par rapport aux concurrent.

Il est vrai que Bollywood est la solution la plus rapide et facile.

C’est la raison pour laquelle je me permets la liberté d’inventer une théorie pour les marques en Inde : Business, Bollywood, Bling-bling…soit la théorie des 3 B……. ;-)

Commentaires
1 Commentaire »
Catégories
Point de vue
Tags
bollywood, business
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Revue de presse : le luxe en Inde

travaillereninde.com |

Je travaille dans un domaine plus ou moins lié au luxe et je m’intéresse donc particulièrement à l’actualité des entreprises dans ce domaine.

Aujourd’hui, je tombe sur un article intéressant à ce sujet dont voici un extrait : “Ainsi, la direction de LVMH n’a pas hésité à délocaliser certaines activités de ses enseignes de luxe. Il y a peu, le groupe a ouvert en Inde, à Pondichéry, des ateliers de piquage de semelles des chaussures Louis Vuitton. La marque, qui a pourtant longtemps prôné l’exception française, bouderait-elle le prestige du made in Europe?”

Cela a toujours été dur pour les grandes marques de luxe de pénétrer un marché émergent, leur image étant leur fer de lance, le manque d’infrastructure, la pauvreté, la saleté représentent de vrais freins à leur développement.

Aujourd’hui, l’ensemble des marques de luxe sont en phase d’observation du marché indien. Ils sont tous plus ou moins présent (essentiellement dans les hôtels 5 étoiles) mais attendent avant de se déveloper davantage. Si j’étais Louis Vuitton ou autres marques de luxe, je me poserai les questions suivantes :

- est-ce qu’il existe des consommateurs indiens dont le pouvoir d’achat peut se permettre de se payer du luxe? la réponse est oui.

- est-ce qu’il existe une ouverture vers les marques internationales du luxe et un goût du luxe? la réponse est oui.

- est-ce qu’il y a une place pour une marque étrangère de luxe en Inde? la réponse est oui.

- est-ce qu’il existe des canaux de distribution qui permettraient de présenter les produits de luxe aux consommateurs qui en feraient la demande? la réponse est non.

Le grand problème aujourd’hui en Inde, c’est la distribution. Elle commence à peine à se mettre en place et reste encore quelque peu déséquilibrée. Je pense qu’en attendant que la distribution s’organise en Inde, les marques de luxe posent leurs pions petit à petit et intelligement, la preuve en est la délocalisation des usines de Louis Vuitton.

De mon point de vue :

- les distributeurs se font et se feront un paquet d’argent énorme, c’est LE secteur dans lequel il faut investir en Inde (cf DLF).

- d’ici 2 ans, le luxe va exploser en Inde (je m’appuie sur ma propre expérience, croyez moi).

- en attendant, il faut choisir un canal de distribution avec un partenaire renommé.

Commentaires
2 Commentaires »
Catégories
Revue de presse
Tags
inde, luxe
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Douanes indiennes : tout est bien qui finit presque bien…

travaillereninde.com | 16 mai 2008

Mardi a été un grand moment d’émotion au bureau. Vous comme moi attendions la nouvelle avec impatience (et je me devais de vous libérer de ce suspense si pesant). Les douanes nous ont enfin débloqué notre marchandise. YOUPI…..! ou plutôt à l’indienne c’est YAHOOOUUUUUUUUU!

Rappel de la situation :

- nous importons de la marchandise de Paris

- série de problèmes sur le non déblocage de la marchandise : il manque un papier, cuir de vachette ou pas cuir de vachette, “bribe”

- au final, la marchandise est envoyée en laboratoire pour analyse (on nous annonce 3 jours d’analyse)

Bilan :

- j’ai attendu 4 semaines, soit 3 semaines de plus que ce qui est inscrit sur les papiers de la douane

- j’ai donné juste 10000 roupies en plus que mon budget officiel

- je me suis beaucoup énervée au téléphone

- j’ai pensé au pire du pire (la marchandise est refusée) et donc j’ai cherché beaucoup de plans B,C jusque Z!

- sur la quantité totale commandée, on m’annonce qu’il manque une unité. Je cite :”c’est impossible que cela ait pu disparaître en Inde puisque c’est très bien contrôlé, c’est Paris qui a mal fait son boulot de mise en boîte de la marchandise, c’est sûr”. (évidement). Au point où j’en suis sur mes retards de livraison, je ne suis plus à cela prêt.

Ce que je retire de cette expérience :

- prévoir un mois pour le déblocage de la marchandise

- prévoir un budget supplémentaire pour les “autres” dépenses

- anticiper la “tordue attitude” en fournissant tous les papiers possibles et imaginables (je l’ai déjà dit mais plus on en fournit et plus les Indiens aiment)

- être patient et anticiper toutes les scénarios possibles au cas où…

Prochaine étape : nouvelle livraison de marchandise prévue dans un mois, je me prépare déjà….à suivre.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Anecdotes
Tags
blocage, douane, inde
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

La mentalité en Inde : mon point de vue

travaillereninde.com | 12 mai 2008

La loi du plus fort.

Darwin avait émis cette théorie pour expliquer la disparition de certaines espèces animales; les espèces les plus fortes survivent et évoluent, les plus faibles disparaissent purement et simplement.

Le trafic en Inde

Un piéton est plus faible qu’un rickshaw.

Un rickshaw est plus faible qu’une voiture.

Une voiture est plus faible qu’un local bus.

Il suffit d’observer le trafic en Inde, les priorités routières sont définis suivant votre poids et volume; les respnsabilités en cas d’accident ne sont pas déterminées par l’acte mais par votre taille….c’est la loi du plus fort.

En tant que piétonne, j’ai failli me faire écraser maintes fois par des voitures/rickshaws qui ne ralentissent pas lorsqu’ils me voient.

J’ai déjà assisté à un accident entre un rickshaw et une voiture dans lequel le conducteur de rickshaw se fait engueuler alors qu’il n’était pas responsable.

C’est difficile à comprendre et assimiler quand on a grandi en France, le pays de la défense du faible et de ses droits. Le piéton, par exemple, est en général prioritaire en France. Un employé peut attaquer un patron aux prud’hommes.

Ici c’est comme ça, tu es plus fort, tu gagnes, tu imposes les règles du jeu.

Au niveau professionnel

La loi du plus fort est aussi de rigueur. La question est maintenant de savoir qui est “fort” en Inde, comment on le détermine?

- le statut : un patron est plus fort qu’un employé, un employé est plus fort qu’un office boy. Cette seule hiérarchie détermine le pouvoir des uns et des autres. Ce pouvoir donne la possibilité de tout : mal parler, décider d’horaires de travail non réglementaires, licensier sans raison, confier des services personnels à ses employés.

Si je devais faire une catégorie sur la loi du plus fort au niveau social, je parlerai du système des castes qui alloue le pouvoir de façon hiérarchique.

- la richesse : plus on est riche, plus on est fort. En général, statut et richesse vont ensembles. Mais au quotidien, de l’argent sur la table débloque toujours les situations.

- l’image/la notoriété : cela ne vaut pas pour tout le monde mais je pense à l’image positive; les stars de bollywood qui sont des demi-dieux ici et influencent les choix de millions d’indiens. Ce n’est pas un hasard si Shah Rukh Khan est placardé dans toutes les villes, vantant le mérite de tous les produits de toutes les marques…..les marques ont bien compris que lorsque Shah Rukh parle, les gens l’écoutent.

La loi du plus fort en application

Situation n°1 :

- les douanes ont un statut qui leur donnent le pouvoir de refuser ou accepter des marchandises (et ce, même si tous les papiers sont en ordre). Le pouvoir est tellement grand qu’ils peuvent en jouer en utilisant le chantage pour avoir de l’argent sans reçu. (oui, oui ma marchandise est toujours bloquée à la douane!!!!).

- il m’est déjà arrivé de m’engager avec un prestataire de service sur une prestation. Je n’ai pas été satisfaite, j’ai décidé de ne pas payer. En France, ce serait inadmissible, on signe un devis, on paie peu importe ce qu’il se passe. Moi je suis cliente alors je m’impose.

Situation n°2 :

- dans le retailing, domaine dans lequel j’exerce ma profession, les places pour les marques sont plutôt chers. Si j’étais un magasin, je donnerai les places aux marques qui sont déjà connus parceque je sais qu’elle vont vendre. En Inde, des marques dont personne n’a entendu parler, disposent de plusieurs mètres carrés dans les malls….comment ont-elles fait?……bling bling…

- j’en avais déjà parlé mais j’ai déjà obtenu des autorisations (que je n’aurais pas eu le droit d’avoir) en donnant un peu d’argent.

Situation n°3 :

- les réputations des gens sont essentielles dans le monde professionnel dans lequel j’évolue. Cela fait déjà 8 mois que je suis ici et je sais que X a réussi à avoir son poste de CEO parqu’elle a des affinités avec le patron, je sais que Y est un mafieux et a investi de l’argent pas très net pour se construire son réseau…etc…La réputation et l’image professionnelles ET personnelles sont extrêmement importantes. A l’inverse, une personne qui a tout bâti sur son mérite, la famille et les prières, les gens se battent pour travailler avec elle. Une bonne notoriété vous donne du respect et le respect du pouvoir.

- au sens large, les indiens aiment bien avoir affaire à des gens crédibles c’est-à-dire les gens dont on sait de notoriété qu’ils sont honnêtes OU qu’ils ont fait des supers MBA dans des supers écoles OU qu’ils sont issus de bonne famille. J’ai déjà vu des patrons indiens n’embaucher que des gens de leurs propres communautés religieuses ou géographiques.

Conclusion

La loi du plus fort n’est qu’une question de perception en Inde. Si vous arrivez à faire croire que vous êtes forts, les gens vont vous croire forts. Il suffit de voir le rapport des Indiens avec le mariage : ils se saigneront pour offrir le meilleur mariage possible à leurs enfants et ce pour montrer aux gens qu’ils ont un statut, qu’ils sont riches et que leurs images est positive. Ou prenons l’exemple des bijoux en Inde, jamais une population n’est plus ostentatoire : l’or, le diamant, les pierres précieuses…tout cela pour affirmer là encore un statut, une richesse, une image. Montrez que vous êtes forts et vous ne serez pas une espèce en disparition!

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Point de vue
Tags
inde, mentalité, travail
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Le coût de la vie en Inde pour moi

travaillereninde.com | 11 mai 2008

Travailler en Inde, c’est aussi habiter en Inde.

Le coût de la vie en Inde varie suivant les villes, les personnes, leurs pouvoirs d’achat et leurs consommations. Alors je vous donne le coût de ma vie ici, histoire de vous faire une idée.

Logement

J’habite dans la ville la plus chère d’Inde. J’habite dans un 50m2 et paie un loyer de 30000 roupies/mois. Je sais qu’à Delhi c’est en moyenne 10000/15000 roupies pour la même surface.

Infos utiles :

- il n’existe pas d’agences immobilières ici, il faut systématiquement faire appel à un broker (un courtier en immobilier) qui se charge de vous trouver un logement qui correspond à votre budget et de vous faire les visites. Les brokers sont rémunérés le montant d’un mois de votre futur loyer (à payer dès que le bail est signé).

- Il faut toujours donner un deposit au moment de la signature (somme qui est restituée en fin de bail). Les montants de deposit varient suivant les villes. Mon deposit est de 200000 roupies.

- Dans la ville où j’habite, il faut s’enregistrer (avec son propriétaire) au tribunal pour les bails et se faire enregistrer par la police. Cela m’a coûté 1500 roupies et une matinée au tribunal.

- J’ai donné 12 mois de chèques pré-remplis avec le montant de mon loyer (cela faisait parti des exigences de mon propriétaire).

- Il est commun ici de se faire refuser un logement parceque ous êtes blancs, une femme seule, juif, chrétien, musulman, non-végétariens. Ne soyez pas outrés, c’est plutôt banal.

Mes frais liés au logement

- mes factures d’électricité s’élèvent entre 200 et 400 roupies par mois. Pendant les périodes de grosses chaleurs, l’air conditionné étant systématiquement allumé, ce montant est multiplié par 2 ou 3 suivant l’utilisation de l’air conditionné. Je voyage pas mal donc je ne suis pas une référence en facture d’éléctricité avec air conditionné.

- l’eau est gratuite, je ne reçois pas de facture. Par contre, il est arrivé que les habitants du bâtiment demandent une livraison de “tank” supplémentaire pour lequel nous payons 100 roupies chacun.

- ma femme de ménage (vaisselle, le sol, la poussière, la salle de bain, étendre et ramasser le linge) est payée 600 roupies/mois sachant qu’elle ne parle pas anglais et vient une heure par jour tous les jours. Les autres expats que je connais payent entre 1000 et 1500 roupies.

- le watchman reçoit un salaire par la coopérative du bâtiment, pas besoin de le payer.

Le transport

- une voiture de location : 800 roupies par jour et le salaire d’un chauffeur : 6000 roupies (ne parle pas anglais). Il faut savoir qu’un bon chauffeur (une personne de confiance) peut vous rendre énormément de services annexes : aller payer vos factures, aller vous faire des courses, vous trouver un plombier, gérer un problème (aller engueuler un indien à votre place)…

- rickshaw : cela dépend des trajets mais une course moyenne c’est entre 20 et 50 roupies. (le “meter” c’est-à-dire le compteur est systématiquement enclenché à Bombay mais la course doit être négociée au préalable à Delhi car ils n’utilisent pas le compteur).

- le local train : 6 à 10 roupies (avec un ladies’ compartment spécial)

- un A/R bombay/delhi en avion : environ 7000 roupies // A/R bombay/goa : 5000 roupies // AR Bombay/Bangalore : environ 10000 roupies.

- je n’ai pas assez voyagé en train grandes lignes pour vous donner des prix.

La nourriture

- Je dépense par jour entre 200 et 500 roupies par jour.

- les courses en épicerie du coin/marché me coûtent à peu près 300 roupies par semaine.

- Un bon repas dans un bon restaurant vous coûtera entre 500 et 1500 roupies. (on peut même aller jusque 3000 roupies pour la grand luxe).

Le divertissement

- sortir le soir (bar ou boîte) coûte en moyenne 1000 à 2000 roupies l’entrée.

- une place de cinéma dans ue bonne salle coûte entre 180 et 300 roupies.

- piscine : l’accès à de bonnes piscines dans des grands hôtels coûte 500 roupies l’entrée. Il existe des abonnements pour 6 mois à 1 an pour 5000 à 10000 roupies.

- les salles de sport : un abonnement coûte entre 10000 ert 20000 roupies par tranche de 6 mois.

- une place de théâtre c’est environ 100 roupies l’entrée.

- les cours de yoga/danse etc varie énormément suivant le professeur mais en moyenne cela coûte 1500 à 3000 roupies par mois.

La santé

- une consultation chez un médecin généraliste du coin coûte : 100 à 200 roupies MAIS une consultation chez un médecin dans un hôpital réputé coûte 600 roupies.

- une consultation chez un médecin spécialiste (dans un bon hôpital réputé) coûte 500 roupies environ.

- les médicaments ne coûte vraiment pas chèrs (il faut savoir que l’Inde fournit la majorité des pays du monde en médicaments génériques).

Autres

- un bon téléphone portable (avec des fonctionnalités comme la caméra) coûte entre 10000 et 15000 roupies mais il existe des portables low cost (de Nokia) a 2000 roupies.

- ma facture téléphone oscille autour des 2000 roupies (les communications téléphoniques en Inde ne coûte vraiment pas chères).

- mon abonnement internet illimité (avec un câble donc pas ADSL) me coûte 800 roupies par mois.

- on peut s’habiller pour très peu cher comme on peut s’habiller pour très très cher. Tout dépend des gens, de leurs budgets et de leurs goûts, je ne peux donc pas vous donner de budget mais une fourchette qui varie de 500 par mois à 5000 roupies en budget vêtements pour une personne.

Info manquantes

Je suis désolée, il me manque des infos qui pour certains d’entre vous peuvent être importantes : tous les coûts liés aux enfants/bébés (écoles, nounou etc.).

N’hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin d’autres informations sur le coût de la vie en Inde.

Commentaires
1 Commentaire »
Catégories
Infos pratiques : travailler en Inde
Tags
cout, inde, VIE
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Une journée de travail ordinaire en Inde

travaillereninde.com | 8 mai 2008

PREAMBULE

Je passe une nuit blanche. Pourquoi?

En bas de chez moi (soit juste en bas de la fenêtre de ma chambre), mes amis les Indiens fêtent un mariage. Jusque là, tout va bien.

Des enfants qui jouent, qui crient, des gens qui parlent et qui rient. Jusque là tout va bien.

A minuit, ils sortent le tambour, commencent à chanter des chansons et à les rythmer en tapant sur le fameux tambour. Là, rien ne va plus. Lorsqu’on vit en Inde, on apprend à vivre avec Mr.Bruit et c’est vrai qu’au bout de 8 mois, je me suis faite aux klaxons, moteur de motos, pot d’échappement des rickshaws, des vendeurs de fruits et légumes qui crient tôt le matin pour vous prévenir qu’ils sont là, des gens qui parlent, des chansons bollywood ici et là…etc. Mais là, le tambour a été un bruit non identifié par mon cerveau et il résonnait dans ma tête comme si on me frappait sur la tête avec un marteau.

Solution n°1 : je suis une guerrière, je fais finir par m’habituer, no problem => au bout de 20 mns, c’est officiel, c’est un échec.

Solution n°2 : des boules quiès, j’ai essayé tant bien que mal, Bruit est plus fort que moi => au bout de 30 mns, c’est officiel, c’est un échec.

Pause et période d’interrogations : je ne vais quand même pas descendre, gueuler et gâcher leur fête….ou sinon je pourrais descendre en pyjama avec mes cheveux en pétards et mes cernes, m’installer gentiment auprès d’eux et taper des mains comme si je me joignais à eux (euh non, finalement ça fait trop psychopathe)……me déguiser en gorille pour leur faire peur (euh non non pire…)….(durée de la réflexion : 30 mns).

Solution n°3 : je prends mon oreiller et mon drap, je m’installe dans le salon, rien à faire Bruit
réussit à s’inviter dans mon salon => au bout de 30 mns, c’est officiel, c’est un échec.

Moralité : il y a des fois, il ne faut pas chercher à lutter…

MATINEE

Première chose le matin, pour des raisons trop longues à expliquer, je dois déposer de l’argent sur le compte d’une de nos vendeuses qui se trouvent dans une autre ville. Comme A. est en congé (vous vous rappelez, il est au mariage de son beau-frère), je m’occupe de le faire.

Le service et l’atmosphère d’une banque en Inde est pire que ceux d’une prison : plus froid, plus bordel, plus compliqué….dur de trouver.

Je me retrouve donc au State Bank of India (banque dans laquelle la dite vendeuse détient un compte). Je remplis le petit papier, je fais la queue pendant une heure pour qu’ensuite on me dise : “no mam, this account is not in our bank, impossible”. Moi, j’ai pris l’habitude de gueuler quand je n’obtiens pas quelque chose, je réponds : “what???not possible….see what is written on my paper!!!!see, see!!…….euh….hummmm….euh…..Central Bank of India….”. Oui bon, on a le droit de se tromper (je vous rappelle que j’ai passé une nuit blanche).

Moralité : arrêter d’être sur la défensive pour rien

Je repasse par le bureau pour chercher sur internet l’adresse de la banque puis je fais passer un entretien (oui, oui, je recrute toujours). L’entretien ne se passe pas trop mal.

Une de mes collaboratrices et moi-même partons pour une virée dans la ville ponctuée de plusieurs rendez-vous

APRES MIDI

Avant de se rendre à nos rendez-vous, nous partons en expédition à la recherche de Central Bank of India, et évidement, nous mettons 30 mns à trouver (est-ce que je vous ai dit que j’étais extrêmement impatiente de nature?). Nous arrivons à la banque, remplissons le petit papier, déposons l’argent et revenons à la voiture.

Catastrophe : le sac de ma collaboratrice a disparu. Je crie sur le chauffeur : “you are responsible for all the goods that are inside the car!!!!”…il me répond : “yes mam but I just went to buy a bottle of water”….moi :”and you left the doors open, very smart!!!”. Nous demandons à tous les gens ici et là, personne n’a évidement rien vu.

Inventaire de la perte : un portable, un appareil photo, des clés d’appartement, des documents super importants du bureau.

Décision : nous partons pour déposer une plainte à la police.

The police station :

Nous : “We want to write a complaint, we got stolen”

Policeman : “But how?”, nous expliquons.

P : “No, but it is your fault if you got stolen so we cannot write a complaint”, est ce qu’il est en train de nous dire que parceque nous avons laissé la voiture ouverte, l’acte n’est plus considéré comme un vol et les voleurs ne sont plus des voleurs??Nous commençons à péter un câble et demandons une investigation.

P : “OK if you want to write a complaint but for me, your driver is the major suspect, I will only investigate on him”. Je vois mon chauffeur pâlir. Cela fait 8 mois qu’il travaille pour nous, il a été irréprochable et sur ce coup là, il se sent déjà énormément coupable.

Moi : “OK, no, no, no, we leave”….P : “Why?” et j’invente : “We will go to my French Embassy” (c’est la seule excuse que j’ai trouvée pour nous éclipser).

P rentre dans une panique, nous prend tout de suite. Pendant qu’il nous fait la conversation la morale, il fait dicter une lettre à mon chauffeur. Je ne m’en rends pas compte au début mais quand je vois mon chauffeur écrire un papier, je me lève et je vais voir. Je pète un câble, il lui a fait écrire que moi (et non ma collaboratrice) s’est fait voler un portable et des documents…..non mais pourquoi on met mon nom, pourquoi c’est le chauffeur qui remplit et signe???P rentre en panique, prends le papier et le déchire devant moi. Il sort une feuille blanche et demande à ma collaboratrice d’écrire (il lui dicte sa plainte….oui, oui, du grand n’importe quoi). Au final, le vol est devenu : “I undersigned XX, was doing some work at XX and unfortunately I lost my mobile”, lorsque nous râlons, il nous dit qu’il vaut mieux mentir pour obtenir une nouvelle carte sim au plus vite. Nous ne discutons plus, nous voulons juste partir au plus vite.

Avant de quitter le commissariat, P. me demande mon nom. Je lui donne et il l’écrit sur un bout de papier en marquand “friend” à côté. Je lui demande “why you wrote my name?what it this for?”. P panique encore (je dois faire pas mal peur quand je suis énervée), et me dis que c’est juste pour se souvenir qui accompagnait celle qui a déposé plainte puis il déchire le papier devant moi.

………..

Moralité : ne pas chercher à comprendre….

Le reste de l’après-midi se déroule tranquillement.

Petite anecdote : une de mes vendeuses, à qui nous avions envoyé son chèque de salaire, nous appelle pour nous demander ce qu’il fallait qu’elle fasse de l’enveloppe (la jetter?la garder?décision trop dure à prendre)…….oui, nos vendeurs s’en remettent à nous pour toutes les petites et grandes décisions de leurs vies. La semaine dernière, une autre vendeuse nous appelle pour demander si elle peut participer à une compétition de danse…mais je ne comprends pas, c’est pendant les horaires de travail?…..non,non…..bah oui, tu fais ce que tu veux hors de tes horaires de travail…non,non j’ai besoin de votre autorisation…….assez déroutant hein?

La journée se termine à 21h, je n’ai pas dormi, je suis épuisée. Par chance, pas de mariage ce soir.

Conclusion de la journée : Ne vous inquiétez, toutes les journées de travail ne ressemblent pas à celle là, je pense que je classerai cette journée dans le top five des journées “pétage de câble”, rassurez vous, il existe des journées beaucoup moins cahotiques, et heureusement!

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Anecdotes
Tags
bureau, inde, police, travail, vendeuse
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

L’office boy

travaillereninde.com | 7 mai 2008

Dans toutes les entreprises en Inde, il y a un office boy. Il s’agit en général d’une personne issue d’un milieu pauvre, et dont le rôle est de faire toutes les petites taches du bureau.

Chez nous l’office boy est B. C’est le premier à arriver le matin, il fait le ménage avant que tout le monde arrive et au fur et a mesure que les gens s’installent à leur bureau, il apporte le café.

Pour le bureau, il s’occupe de :

- acheter des bricoles : ciseaux, colle

- faire des photocopies de présentations chez des imprimeurs

- faire des livraisons de lettres/paquet OU aller récupérer des documents

B. ne parle pas beaucoup mais est extrêmement impliqué et fidèle. Je me rappelle de la fois où on faisait un point sur les comptes de la boîte et A. (mon comptable) était submergé. B. a donc donne un coup de main en faisant de petits calculs et il était trop épanoui.

Il est tout excité quand on lui donne une nouvelle responsabilité : répondre au téléphone, regarder les factures, s’occuper d’engueuler le livreur de journaux.

Quand j’y pense, B. est un pilier de l’entreprise : il a les clés de la boîte, il connaît toutes les habitudes des uns et des autres, il est l’interlocuteur direct de l’ensemble de nos fournisseurs, il est capable de nous dire où exactement se trouvent tous les dossiers de l’entreprise depuis sa création. Sans lui l’entreprise est au ralenti et nous l’avons bien vu quand il est parti pour 2 semaines de vacances dans son village. Jamais n’avons nous vécu une plus grosse galère.

Alors voila, petit article hommage a B.

Pour information, salaire de B. : 5000 roupies/mois

Commentaires
2 Commentaires »
Catégories
Anecdotes
Tags
bureau, inde, office boy
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Revue de presse : polémique en France sur les salaires en Inde

travaillereninde.com | 6 mai 2008

Voila un article intéressant lu dans le quotidien “20 minutes” concernant la polémique concernant une offre d’emploi en Inde parue à l’ANPE :

Un extrait :

“Pour ces deux entrepreneurs français basés en Inde, le salaire proposé par Hangar 17 ICT (10.000 à 20.000 roupies par mois, soit 160 à 320 euros) n’est pas crédible s’il ne s’accompagne pas de ces avantages. «Même les Indiens ne travaillent pas à ce prix-là»”

Cette polémique me dépasse un peu. Le salaire moyen pour le même job varie suivant les villes et un informaticien à Chennai, à Bombay et à Delhi n’aura pas le même salaire puisque le coût de la vie est pris en compte. Mon avis sur la question :

- un salaire de 20000 roupies a Pondichéry est un salaire correct

- les avantages sociaux sont a négocier comme pour tous le monde ici, c’est vrai qu’on a pris l’habitude de les avoir en France, mais voila l’Inde n’est pas la France.

20000 roupies pour un informaticien qui débute et qui habite à Pondichéry, ce n’est pas la mort. Si je devais être candidate sur ce poste, je négocierai le billet d’avion/les frais de visa/le logement/le remboursement des frais médicaux/mon samedi et 25 jours de congés payés par an.

La seule erreur qui a été commise, à mon avis, c’est de publier cette offre à l’ANPE…

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Revue de presse
Tags
Chennai, inde, informatique, Pondichery, salaire
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Le management en Inde

travaillereninde.com |

Aujourd’hui une étudiante m’a interviewé sur le management interculturel ou comment gérer les différences culturelles en Inde.

Je me souviens encore de ma première semaine ici, il y avait une festivité hindoue et mon comptable a béni toutes les machines (imprimante, air conditionné, téléphone, ordinateur) par un point rouge. Bienvenue en Inde, le pays de la diversité des religions et traditions.

Si je devais expliquer mon expérience de management en Inde, je la diviserai en 2 parties :

- les difficultés

- les avantages

1) LES DIFFICULTES

a) Religions&traditions VS priorités du bureau

Au bureau, le plus dur est de trouver le bon équilibre entre le respect des religions et traditions et le rappel des priorités du bureau.

Par exemple, c’est une évidence pour un indien d’avoir le droit à des vacances ou des jours de congé s’il y a un mariage dans leur famille, s’il y a une visite de la famille, s’il y a quelqu’un de malade dans la famille (meme éloignée). C’est pareil en France me direz vous, pas tout a fait, la demarche n’est pas la même. En France, on pose ses jours à l’avance, ici on m’informe qu’on ne sera pas là pendant XX jours.

Exemples :

- mon comptable m’informe 4 jours avant de partir qu’il se rend au mariage de son beau-frère pour 2 semaines. Je me retrouve un peu dos au mur, c’est difficile de dire non et gâcher l’ambiance festive de sa famille.

- Une des filles de l’équipe m’informe par telephone qu’elle ne sera pas la pendant 2 jours parcequ’elle doit s’occuper de l’inscription scolaire de son fils.

- Une autre fille de l’equipe m’informe qu’elle part pour 2 semaines dans le nord de l’Inde pour voir le grand père de son mari qui est malade.

Alors voila, la famille est sacrée ici et c’est dur de toucher à la base de la culture indienne.

b)Décision unilatérale

Une autre difficulté à laquelle j’ai dû faire face se resume à cette anecdote :

Comme nous sommes nouveaux sur le marché, nous devons trouver des idées marketing pour pouvoir avoir la meilleure visibilité et le meilleur “appeal” possible aupres du public. J’organise donc une réunion “brainstorming” qui consiste à dire toutes les idées qui passent par la tête (quitte à dire des bêtises) pour au final arriver à des projets cohérents à mettre en place immédiatement. Nous nous retrouvons donc autour d’une table, la timidité s’étant invitée a la table, je commence à donner des idées en vrac. Je me retrouve face à des gens qui n’ont aucun avis, aucun désaccord, aucune nouvelle idée. Au bout de 10 minutes, la reunion est ajournée. C’etait la première et la dernière reunion brainstorming que j’ai effectuée.

En somme, les indiens sont très loyaux et obeissants, ils font très bien le travail qui leur est assigné mais lorsqu’ils doivent sortir du cadre de leur tâche, ils ne savent pas faire (ou même s’ils savent faire, ils ne veulent pas le faire).

La prise de décision est unilatérale : je suis leur supérieur, je décide et eux éxecutent. Bon, je ne cache pas qu’il y a des avantages à ne pas avoir d’employés qui viennent en furie au bureau pour parler de leur mécontentement, de leur désaccord etc. Mais, c’est dur de prendre des décisions sans avoir d’avis extérieur.

c) En dehors du bureau

En dehors du bureau, nous sommes en contact avec des partenaires, des prestataires de services, des fournisseurs. Ce que j’ai appris, c’est que :

- il n’y a pas de respect de planning, il faut toujours voir plus large que prévu intialement

- rien ne s’obtient sans une bonne gueulante

- les indiens disent toujours oui : même quand ils ne savent pas, même s’ils ne sont pas sûrs. Il faut toujours revérifier que l’information est bien passée.

- les indiens sont des affectifs : meme lorsqu’on s’éverve sur un indien, il faut toujours se réconcilier avec. Toute critique est prise personnellement, il faut donc être très prudent et diplomatique dans ses relations.

2) LES AVANTAGES

a)Les indiens sont sensibles

Une population très sensible c’est aussi un véritable bonheur. Les valeurs telles que la loyauté la fidelité, l’engagement ou encore considérer l’entreprise comme sa propre famille sont extrêmement communes en Inde. Et réciproquement, les patrons sont invités et informés de tout évenement familial mineur ou majeur.

Les vendeurs de nos magasins illustrent mieux que personne ces valeurs. Je mets un point d’honneur à ne pas considérer mes vendeurs comme des pions et suis très attentives à leur vie personnelle. Même si cela ne représente a priori pas grand chose, pour eux ce sont de vrais gestes de générosite. J’ai été contrainte de renvoyer un de nos vendeurs parcequ’il avait des problèmes de discipline (il s’est disputé avec un floor manager). Celui-ci est reste un mois sans travailler (ce qui, pour un jeune homme dont le salaire nourrit toute la famille, est énorme). Il n’a pas repris d’autre boulot en espérant que je le reprendrai dans un autre magasin. Au bout d’un mois et demi, il attendait toujours que je le reprenne et quand je lui demandais pourquoi il voulait absolument travailler pour notre boîte, il me répond: “parceque j’aime l’entreprise”.

b) Une solution pour tout

En Inde, il y a 2 façons de faire les choses :

- la bonne voie, “the right way”

- la voie parallèle, “the Indian way”

Face à n’importe quelle difficulté, les indiens ont TOUJOURS une solution. C’est le pays du NO PROBLEM.

Vous n’arrivez pas à avoir l’autorisation de louer un espace (parceque la municipalité l’interdit), vous pouvez quand meme vous débrouiller pour avoir l’autorisation. No problem.

Vous devez faire fabriquer un comptoir mais n’avez qu’un budget limité, pas de problème, vous pouvez avoir un comptoir avec des matériaux de qualité sans dépenser beaucoup d’argent. No problem.

Vous n’avez qu’une semaine pour organiser un événement et faire des impressions, fabriquer de la décoration, les indiens savent travailler dans l’urgence (et donc même la nuit) facturé au meme prix. No problem.

Je ne commenterai pas plus cette partie et je sais que vous vous dites certainement que je devrais avoir honte de recourir a ces méthodes immorales mais je vous promets qu’ici c’est banal et largement accepté. Et si jamais une personne ne veut utiliser que le “right way”, elle avance 10 fois moins vite que les autres. Apres tout, business is business.

c) Respect des femmes

Enfin, je tiens à insister sur un point important du travail en Inde : je suis une jeune fille et j’ai affaire à des hommes au quotidien. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, je n’ai jamais eu aucune remarque machiste ou irrespectueuse. La culture indienne respecte la femme et ses compétences. D’après un article de Times datant d’il y a quelques mois, l’Inde fait parti des pays dans lequel il y a le plus de femmes chef d’entreprise.

Commentaires
4 Commentaires »
Catégories
Point de vue
Tags
bureau, culture, inde, interculturel, management, multiculturel, religion
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Comment travailler en Inde?

travaillereninde.com | 4 mai 2008

De plus en plus de personnes cherchent à travailler en Inde, alors voilà mes conseils sur votre recherche d’emploi.

Voici un classement du plus facile au moins facile selon moi :

- trouver un stage/VIE

- trouver un contrat local

- avoir un contrat d’expat

1)Stage/VIE

De nombreuse entreprises en Inde sont prêtes à accueillir des étudiants étrangers. Non seulement cela ne leur coûte pas grand chose (en rémunération et en impôt) mais en plus cela correspond aussi à une demande : la grande majorité des entreprises indiennes travaillent avec des entreprises étrangères.

Mon conseil :

- il y a de nombreuses offres de stages sur les sites d’emploi : naukri, monsterindia OU sur le forum franceinindia

- repérer les grandes entreprises indiennes/française en Inde et répondre sur leurs offres directement sur le site (exemple : Coca Cola, Unilever, Renault etc.)

- lire régulièrement la presse sur internet pour repérer les besoins des entreprises (exemple : l’entrée de Carrefour en Inde)

Administrativement, de quel visa aurait-on besoin pour un stage :

- si le stage dure moins de 6 mois (et si l’entreprise accepte), vous pouvez prendre un visa touriste.

- si le stage dure plus de 6 mois, il faut postuler à un visa X (visa étudiant) sachant que selon les cas, le consulat délivre un visa E (visa employment)

2) Contrat local

Contrairement à ce que l’on pourrait croire il n’est pas impossible de trouver un emploi en Inde. Un étranger payé en contrat local est un avantage pour l’entreprise indienne : il est tout aussi bon voire meilleur et coûte autant qu’un indien.

Honnêtement, le meilleur moyen de décrocher un emploi en Inde, c’est de s’y rendre et de rechercher sur place. Je pense que deux bons mois de réponses aux offres, coups de fils et entretiens se soldera forcément par un emploi.

Par contre, certaines personnes ont tellement envi de vivre en Inde qu’elles acceptent tout et n’importe quoi. Il faut bien vérifier :

- le montant net du salaire annoncé (les taxes sont prélevées à la sources) en parallèle du coût de la vie. Par exemple, un salaire de 50000 roupies à Bombay et à Delhi ne revient pas du tout au même (le logement à Bombay est extrêmement élevé)

- les conditions de travail : de nombreux indiens travaillent le samedi alors cela peut paraître comme du luxe mais vous verrez que c’est très important d’avoir un weekend de 2 jours. Le nombre de jours de congé aussi est à négocier (là aussi, j’ai recontré beaucoup d’indiens qui n’ont pas de jours de congés) et enfin il faut bien demander si les jours de maladie comptent comme des jours de congé (et oui cela fait parti des spécificités indiennes).

- les négociations possibles : certains français l’ont déjà fait et obtenu donc pourquoi ne pas essayer; le coût du déménagement, le billet d’avion, les frais de visa, le logement, un A/R en France par an, la sécu.

- un conseil : si pendant votre entretien vous trouvez votre supérieur hiérarchique un peu louche (un peu entreprenant, des questions bizarres, une invitation à boire un verre ou un entretien tard le soir), refusez l’emploi. Il y a pas mal d’histoires de malhonnêteté de certains patrons. Les valeures sûres sont encore soit les grosses boîtes soit les boîtes qui ont déjà recruté des étrangers.

Pour information, il existe des français qui ont trouvé un emploi en Inde depuis la France mais cela reste très rare (voir le site naukri). Dites vous que lorsqu’une entreprise indienne va chercher quelqu’un à l’autre bout du monde, elle se dit qu’elle doit amortir le coût du recrutement et avoir confiance en la personne. Conclusion : une rencontre sur place accélère les démarches et prouve une motivation qui rassure le recruteur.

Au niveau administratif, le visa nécessaire pour travailler en Inde c’est un visa E (visa employment). Pour information, un salaire inférieur à 50000 roupies entraîne un refus du consulat, d’ailleurs au delà des papiers classiques, il faut prouver que vous ne “volez” pas le poste d’un indien et que seul un français peut effectuer le travail pour lequel vous avez été embauché. Vous trouverez le détail des papiers à fournir sur le site franceinindia.

3) Les contrats d’expats

Pour cette catégorie, c’est plutôt facile. Vous n’aurez pas de contrats d’expats en Inde, si vous n’êtes pas déjà dans la boîte (il est rare qu’une embauche et un envoi à l’étranger soient simultanés).

Les négociations de contrats sont classiques : tous les frais pris en charge par la boîte (déménagement, avion, école, logement, voiture, employés de maison, téléphone et taxes) et le maintien de tous les avantages d’un contrat français (cotisation, sécu etc.)

Majoritairement un visa E (visa employment) pour les expats ou un visa B (visa business) pour certains suivant leur contrat.

Commentaires
5 Commentaires »
Catégories
Infos pratiques : travailler en Inde
Tags
contrat local, expat, inde, recherche, salaire, stage, travail, VIE
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback


Pages

  • L’auteur du blog
  • Me contacter

Catégories

  • Anecdotes
  • Infos pratiques : travailler en Inde
  • Pause
  • Point de vue
  • Revue de presse

Articles récents

  • Le mal du pays
  • La saison folle à Bombay
  • ça fait (encore) plaisir!
  • Vie publique VS vie privée
  • Saint Valentin à Bombay

Commentaires récents

  • namie dans ça fait (encore) plaisir!
  • namie dans Barack Obama et réaction indienne
  • constance dans Le consommateur indien
  • clem'13 dans Logement à Bombay, un casse-tête
  • flee dans Enregistrement FRRO Mumbai

Archives

  • avril 2009
  • février 2009
  • janvier 2009
  • décembre 2008
  • novembre 2008
  • octobre 2008
  • septembre 2008
  • août 2008
  • juillet 2008
  • juin 2008
  • mai 2008
  • avril 2008

Tags

accoutant actualité anecdote bollywood Bombay bureau Chennai compagnie comptabilité comptable consommateur consommation contrat local culture douanes embauche entreprise entreprises indiennes expat expatrier inde india informatique interculturel luxe management marchandise mentalité multiculturel office boy Pondichery publicité recherche recrute recrutement recruter religion salaire slumdog millionaire stage transporteur travail travailler VIE visa employment

Blogoliste

  • Aujourd’hui L’Inde
  • Blogalore
  • Djoh en Inde
  • Entreprendre en Inde
  • Forum des français en Inde
  • Indiashop
rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox