Les jours où on aime l’Inde
travaillereninde.com | 27 juillet 2008• Le marchand de fruits se promène avec son étal dans tout le voisinage. Je vais le voir pour la première fois pour lui acheter des fruits, il me manquait 10 roupies, il ne m’a jamais vu et ne sait pas où j’habite et me dit: “it’s ok, you give me tomorrow”
• Il y a un petit chemin avec beaucoup d’eau et je ne sais pas comment traverser, les hommes se trouvant de l’autre côté vont chercher un bout de bois pour le disposer sur l’énorme flaque pour que je traverse.
• L’épicier du coin, le repasseur puis le marchand de légumes, le ramasseur des poubelles, je les croise tous et ils me font un énorme sourire “hellooooo”.
• Je vois les parents emmener leurs enfants à l’école, je vois des uniformes partout, des nattes pour les filles, des k-way trop grands pour ces petits, des rickshaws remplis d’une dizaine d’écoliers tout sérrés, une moto avec 4 petites têtes brunes en uniforme accrochées à leur père.
• Je vais à pied au bureau et il commence à pleuvoir des cordes, j’arrive au bureau trempée et sans que je lui demande quoi que ce soit mon office boy prépare un chocolat chaud avec du miel: “with this, you are no sick”.
• Je prends un rickshaw et oublie mon téléphone portable sur le siège, dès qu’il s’en aperçoit le rickshaw wala (=chauffeur de rickshaw) revient devant mon building pour me le rendre.
• Je vois deux hommes sur une moto qui transportent une chèvre (vivante je précise)
• J’adore négocier avec les petits marchands dans les marchés, certains sont très drôles et attachants, ils disent vraiment tout et n’importe quoi pour vendre. Un haut 3 fois trop grand pour moi : “no problem, it is your size”, un légume que je scrute car je ne l’ai jamais vu: “no problem, sure you like it”, des tongs que j’hésite à acheter: “no problem, i try it and you tell me how u like it” (c’était un homme qui essayait des tongs de femmes) et tout celà avec un énorme sourire.







Moi aussi j'aime cette Inde -là.Cependant, le fait que vous
fabrice | 28 juillet 2008Moi aussi j’aime cette Inde -là.Cependant, le fait que vous soyez une étrangère, et peut-être blanche de peau, j’ai pu l’expérimenter lors de mes séjours à Pondicherry, facilite souvent la vie.
Alors evidemment, étant également étrangers vous devenez la proie des enfants-mendiants, des “dévots” qui font l’aumône.
Il y a des moments où cette Inde nous l’adorons et d’autres moments un peu moins.
Vous avez raison, il existe en Inde du misérabilisme commercial,
travaillereninde.com | 29 juillet 2008Vous avez raison, il existe en Inde du misérabilisme commercial, de la fausse sympathie pour s’attirer la compassion des blancs et donc soutirer de l’argent. Je me souviens avoir fait un voyage au Rajhastan où les enfants arrivaient avec un grand sourire pour demander à ce qu’on les prenne en photo, une fois la photo prise, ils demandaient de l’argent pour avoir posé. C’est triste mais ça existe.
Pour ce qui est de ma vie à Bombay, j’y habite depuis presque un an, je ne suis donc plus touriste et j’ai n’ai jamais donné de l’argent à chaque fois que quelqu’un était gentil ou aimable avec moi (heureusement sinon ce serait bien triste) donc je confirme que cette Inde là existe. Ps: et je n’ai pas la peau si blanche que ça, je passe donc très bien pour une locale
J'adore l'Inde.Comment ne pas aimer toute cette spontaneité, tout ce
fabrice | 29 juillet 2008J’adore l’Inde.Comment ne pas aimer toute cette spontaneité, tout ce naturel,la vie vraie.Avec ses inconvénients mais surtout ce bonheur.Inde je t’aime, je vous aime les indiens, avec une nette préférence pour les tamils.
Quelle extraordinaire civilisation ! Quel tort nous avons les occidentaux de les sous-estimer, de les mépriser (en ayant cette tendance à critiquer ce pays, à vouloir toujours donner des leçons) ?
Alors que le Sud de l’Inde connaissait son Siècle des Lumières, il y a plus de 2000 ans, nous en France n’étions que des tribus gauloises.Sachons reconnaître l’immensité culturelle, intellectuelle, … de ce pays-continent.