Travailler En Inde

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“Slumdog millionaire”, un film sur Bombay et sur la société indienne

travaillereninde.com | 10 septembre 2008

J’ai beaucoup entendu parlé du film “Slumdog millionaire” de Danny Boyle. Un article décrit le film ici: “Le scénariste Simon Beaufoy, auteur du film “The Full Monty” (Le grand jeu), a passé plusieurs mois à visiter la ville et ses habitants pour en extraire ce que Danny Boyle appelle “toute la beauté et toutes les laideurs” de la société indienne”. Pour tous ceux qui sont déjà à Bombay ou ceux qui s’apprêtent à y s’installer, c’est certainement un film qui saura donner un aperçu de la ville et des paradoxes de la société. En attendant, voici un extrait ici.


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la Nano par TATA, entre innovation et problème en Inde

travaillereninde.com | 8 septembre 2008

Fait assez inédit en Inde, un groupe de paysans a bloqué la construction de l’usine qui produirait la nouvelle voiture du groupe Tata, la nano. A l’est du Bengale occidentale, cette terre appartenait à des paysans à qui personne n’a demandé si on pouvait prendre leur terre pour y construire une usine.

Le groupe Tata?Il fait parti des plus grosses entreprises indiennes, c’est un groupe qui fait fortune dans tous les domaines: l’acier, l’informatique, l’électricité, la communication, l’industrie lourde, le thé, les hôtels de luxe…rien que ça. Le groupe Tata c’est aussi une entreprise mythique dont le fondateur, Jamsedji Tata, a boulversé l’organisation de l’industrie et le travail en Inde. Dernièrement, le groupe le plus mythique en Inde a marqué le coup en annonçant qu’il allait fabriquer la voiture la moins chère au monde (soit 2500 dollars). C’est vrai qu’il est difficile de s’attaquer à ce géant, surtout quand on est paysan.

La bonne nouvelle c’est que cet événement est un signe prouvant que l’on soit Tata ou pas, chacun doit suivre des procédures et des règles pour faire des affaires et c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’organisation du travail en Inde.

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Gérer le retard en Inde

travaillereninde.com | 2 septembre 2008

Mon grand projet du moment c’est l’aménagement d’un espace de 30m2 pour mes marques. Dès le début du projet, j’ai mis en place un planning avec des étapes que j’ai essayé d’estimer avec un budget et avec une durée. Si on devait faire un bilan:

1) Recherche d’un architecte d’intérieur

Statut: trouvé et validé

Moyens utilisés: bouche à oreille

Temps pour le trouver: 1 mois (correpond au planning)

2) Préparation des designs et des plans

Statut: en cours (en retard)

Raison du retard: beaucoup d’allers/retours entre le client et le designer. Nous avons été d’accord tout de suite sur la ligne directrice générale mais paufinons encore les détails.

Temps estimé intitialement: 1 mois

Temps réel en Inde: un peu plus de 2 mois

3) Execution et fabrication

Statut: prochaine étape

Temps estimé: 4 semaines

Temps réel pour l’Inde: 6 à 8 semaines (voire 9 semaines)

4) Lancement de l’espace

Statut: étape finale

Temps estimé: septembre

Temps réel: fin octobre (voire novembre)

Conclusion sur la gestion du retard: j’ai appris à ne pas anticiper, je m’explique => En temps normal, en parallèle du design, j’aurais commencé à travailler avec l’agence qui s’occupe de la soirée de lancement, louer l’espace, les traiteurs, envoyer les invitations à la presse etc. Sauf qu’en Inde, les plannings sont tellement incertains que je fais tout dans l’ordre, j’attends qu’une étape se termine pour pouvoir commencer la suivante. Le secret c’est de faire avec et de rester zen (tant pis).

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Revue de presse: Quelques success stories business en Inde

travaillereninde.com | 31 août 2008

Je suis tombée sur un article du Point très intéressant, il dresse le portrait de quelques hommes et femmes d’affaires indiens. Extrait de l’article avec un portrait:

“Tout a commencé par un gros coup de blues. Au milieu des années 90, Rajeev Samant est un jeune loup du high-tech dans la Silicon Valley californienne. Sitôt son diplôme d’ingénieur obtenu à Stanford, ce rejeton d’une famille de la bourgeoisie indienne restée au pays s’est fait recruter par Oracle, le géant américain de l’informatique. Mais Rajeev Samant n’a aucune envie de faire sa vie aux Etats-Unis. Il prend un billet d’avion et revient au pays sans trop savoir ce qu’il y fera.

En se baladant sur les terres de sa famille, qui possède 8 hectares sur les rives du fleuve Godavari, à une centaine de kilomètres au nord de Bombay, Samant a une illumination : il va y planter de la vigne et y produire son vin.(…)Samant a réussi à convaincre les Indiens de la classe moyenne qu’un verre de vin est ce qu’il y a de plus branché, de plus glamour. Avec ce résultat : chaque année, les vins Sula, les seuls sur le marché, augmentent leurs ventes de 50 % ! Et les Indiens ne sont pas seuls à apprécier ce sauvignon made in India. Samant vend 10 % de sa production au Japon et a même séduit quelques clients français (Alain Ducasse, le Drugstore Publicis ou l’hôtel Byblos à Saint-Tropez…).”

Je l’ai déjà dit mais l’Inde est le pays des entrepreneurs. Tout le monde ne réussit pas mais il y en a qui y arrivent et c’est vrai que plus on lit ce genre d’histoire et plus ça donne envi de se lancer. C’est souvent des idées très simples, très pratiques qui font la différence. Le plus dur c’est justement d’avoir le courage de sauter le pas.

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Les impôts sur le revenu en Inde

travaillereninde.com | 30 août 2008

En Inde, si vous avez un contrat local, vous payez des taxes. Tout comme en France, il existe des tranches d’imposition, alors ci-dessous une petite explication du système indien:

1) Si vous avez un salaire annuel inférieur à Rs 150000 (soit Rs 12500/mois) => vous êtes exemptés d’impôts.

2) Si vous avez un salaire annuel entre Rs 150000 et Rs 300000 (soit entre Rs 12500/mois et Rs 25000/mois) => vous payez 10% d’impôts

3) Si vous avez un salaire annuel entre Rs 300000 et Rs 500000 (soit entre Rs Rs 25000/mois et Rs 41666/mois) => vous payez 20% d’impôts + Rs 15000

4) Si vous avec un salaire annuel supérieur à Rs 500000 (soit supérieure à Rs 41666/mois) => vous payez 30% d’impôts + Rs 55000

Tout salarié d’une entreprise basée en Inde doit remplir un formulaire pour obtenir une PAN CARD (carte qui prouve que vous payez des impôts), il faut bien s’assurez que vous disposez de cette carte.

Lorsque vous terminez un contrat dans une entreprise, assurez vous que vous avez bien payés tous vos impôts, vous ne pourrez pas quitter le territoire si vous n’êtes pas en règle avec l’administration indienne.

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Les jours où on n’aime pas l’Inde

travaillereninde.com | 29 juillet 2008

ο Tous les candidats appelés pour des entretiens ne se sont pas présentés et n’ont même pas appelé pour prévenir

ο Aujourd’hui était un jour particulièrement important (surtout niveau deadline) et 1/internet ne fonctionne pas (et seulement pour notre boîte, tout le voisinage a internet), 2/l’imprimante ne fonctionne pas (et impossible d’identifier le problème) et 3/les techniciens pour réparer tout ça ne se déplacent qu’après 24h après avoir déposé une requête)

ο 2 heures d’embouteillage pour se rendre à un rendez vous (la mousson a doublé le temps que l’on met habituellement)

ο 3 heures de réunions (ce n’est pas la faute de l’Inde mais bon ça fait quand même parti des choses qui m’ont soulées)

ο 2 heures d’embouteillages pour revenir

ο je sors acheter des oeufs chez l’épicier du coin, je glisse sur une grosse flaque et me retrouve sur les genous, couverte de boue et des oeufs pleins les mains

ο à cause de la mousson, chez moi, mes vêtements, mes placards, tout sent le moisi

ο je reçois un sms à 23h me disant que mon vol du lendemain matin (GoAir pour ne pas citer la compagnie) est purement et simplement annulé (et évidement ce voyage et les rendez vous que j’avais calés sont cruciaux)

Bon, demain ça ira mieux…

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Revue de presse: “L’Inde frappée par deux séries d’attentats meurtriers”

travaillereninde.com | 28 juillet 2008

Extrait de l’article de Le Monde: “Samedi soir 26 juillet, une série de 17 explosions a tué 49 personnes et fait au moins 160 blessés en l’espace d’une heure et demie à Ahmedabad, la sixième plus grande ville indienne, située dans l’ouest du pays (…).Les mesures de sécurité venaient pourtant d’être renforcées, vingt-quatre heures après l’explosion de huit autres bombes à Bangalore, capitale informatique de l’Inde (…) une organisation dénommée Les Moudjahidins indiens a revendiqué les attentats (…) et affirment vouloir venger les violences “antimusulmanes” qui ont ensanglanté le Gujarat en 2002.”

Sur le terrain, j’essaie d’observer les réactions des uns et des autres mais rien: les rickshaw walas, les employés au bureau, les gens de mon bâtiment, les gens de la rue. Rien. On dirait que pour eux c’est trop loin, ils ne se sentent pas concernés, ils se concentrent sur leurs petites vies, leurs préoccupations quotidiennes. Pour ce qui concerne mon entreprise, j’avais peur que les attentats aient des conséquences sur mon travail (ralentissement au niveau administratif…) et là non plus aucune incidence.

L’Inde étant un pays où toutes les religions sont non seulement visibles mais cohabitent ensemble sans problème, j’ai peur que cela ne crée des tensions sous jacentes. Au final, tout comme le 11 septembre, ça risque de créer des amalgames où les gens mettront tous les musulmans dans le même sac. A suivre…

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Les jours où on aime l’Inde

travaillereninde.com | 27 juillet 2008

• Le marchand de fruits se promène avec son étal dans tout le voisinage. Je vais le voir pour la première fois pour lui acheter des fruits, il me manquait 10 roupies, il ne m’a jamais vu et ne sait pas où j’habite et me dit: “it’s ok, you give me tomorrow”

• Il y a un petit chemin avec beaucoup d’eau et je ne sais pas comment traverser, les hommes se trouvant de l’autre côté vont chercher un bout de bois pour le disposer sur l’énorme flaque pour que je traverse.

• L’épicier du coin, le repasseur puis le marchand de légumes, le ramasseur des poubelles, je les croise tous et ils me font un énorme sourire “hellooooo”.

• Je vois les parents emmener leurs enfants à l’école, je vois des uniformes partout, des nattes pour les filles, des k-way trop grands pour ces petits, des rickshaws remplis d’une dizaine d’écoliers tout sérrés, une moto avec 4 petites têtes brunes en uniforme accrochées à leur père.

• Je vais à pied au bureau et il commence à pleuvoir des cordes, j’arrive au bureau trempée et sans que je lui demande quoi que ce soit mon office boy prépare un chocolat chaud avec du miel: “with this, you are no sick”.

• Je prends un rickshaw et oublie mon téléphone portable sur le siège, dès qu’il s’en aperçoit le rickshaw wala (=chauffeur de rickshaw) revient devant mon building pour me le rendre.

• Je vois deux hommes sur une moto qui transportent une chèvre (vivante je précise)

• J’adore négocier avec les petits marchands dans les marchés, certains sont très drôles et attachants, ils disent vraiment tout et n’importe quoi pour vendre. Un haut 3 fois trop grand pour moi : “no problem, it is your size”, un légume que je scrute car je ne l’ai jamais vu: “no problem, sure you like it”, des tongs que j’hésite à acheter: “no problem, i try it and you tell me how u like it” (c’était un homme qui essayait des tongs de femmes) et tout celà avec un énorme sourire.

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Quelle banque quand on travaille en Inde?

travaillereninde.com | 26 juillet 2008

C’est une des questions que l’on se pose quand on arrive en Inde. Il existe plusieurs cas de figure :

1/Les contrats d’expats

A priori, pas besoin d’ouvrir un compte en Inde. Certaines banques en France proposent des facilités de transfert/retrait d’argent moyennant entre 15 et 25 euros par mois. Je sais que la Société Générale et HSBC proposent ce service.

2/ Les contrats locaux

Si vous avez un contrat local, vous serez forcément payés en chèque (en tout cas dans la majorité des boîtes) et donc il vous faudra un compte dans une banque locale. Il existe énormément de choix de banque : HDFC, State Bank of India etc. Je pense qu’il existe des banques plus ou moins crédible. Evitez donc les banques telles que « Bank of Rajhastan » ou « Bank of Maharashtra ». Les banques nationales telles que HDFC sont très bien.
Les conditions d’ouverture et les packages d’un compte varient énormément d’une banque à l’autre, il faut donc bien se renseigner.

3/Autres infos
- Il existe des banques étrangères en Inde (HSBC etc.) où beaucoup de mes compatriotes ont ouvert un compte, donc c’est une option à considérer.
- Les papiers pour ouverture d’un compte en Inde diffèrent beaucoup suivant les banques, renseignez vous.
- L’ouverture d’un compte est long, très long (1 mois en moyenne jusque 4 mois pour certains).
- Les cartes de crédit sont rarement délivrées (uniquement si on gagne un certain salaire), on vous donne plutôt des cartes de débit. Attention demandez bien si vous pouvez retirer dans toutes les banques et ATM (=cash machine) d’Inde, ce n’est pas le cas pour toutes les banques.
- En général (si mes infos sont bonnes) on ouvre un « saving account » (et non un « current account »).
- Cela paraît bête mais il faut demander un chéquier.
- Toujours ouvrir un compte dans la banque la plus proche de votre domicile (c’est plus pratique en cas de problème).
- Il est difficile d’ouvrir un compte sans avoir d’adresse de domicile, donc prévoir d’avoir trouvé un logement avant d’ouvrir un compte (mais bon on est en Inde donc les exceptions existent).

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Communiquer en Inde: l’anglais

travaillereninde.com | 25 juillet 2008

On m’a souvent poser la question: “est ce que c’est facile de communiquer en Inde?”

Alors, j’ai la chance de parler parfaitement hindi, cela me facilite pas mal de choses. Mais si je devais me mettre à la place d’un expat lambda, voilà ce que je pense:

- si tu parles parfaitement anglais avec un accent parfait, tu seras perdu

- si tu parles un anglais moyen avec un accent français, tu pourras t’en sortir

- si tu ne parles pas du tout anglais, tu pourras te débrouiller

La langue de communication dans le travail c’est l’anglais, par contre ce n’est pas l’anglais d’Oxford, c’est l’anglais basique avec un accent indien. Je connais beaucoup de français qui ont un anglais indien absolument parfait:

- il faut bien rouler les “r”

- avoir une voix très aigue pour les filles

- une intonation bien différente, assez difficile à expliquer mais la voix monte et descend le long de la phrase

- les mots récurrents: “basically” ex: basically it’s a different story; “only” ex: it’s here only; “actually” ex: actually, i know it

- il ne faut pas hésiter à faire des fautes sans scrupules, tout le monde s’en fout: ex “I go to office” (au lieu de I go to the office)

Pour ceux et celles qui ne parlent pas anglais, le langage des gestes fonctionnent plutôt bien et l’anglais basique s’apprend très vite.

Pour les anglicistes purs et durs, accrochez vous.

Dernière remarque: on parle mieux anglais dans les grandes villes et je trouve qu’on parle mieux (ou plus souvent) anglais à Bombay qu’à Delhi. A Delhi, quelques mots/phrases de hindi sont indispensables.

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