Travailler En Inde

Le blog d’une française travaillant en Inde
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La mentalité en Inde : mon point de vue

travaillereninde.com | 12 mai 2008

La loi du plus fort.

Darwin avait émis cette théorie pour expliquer la disparition de certaines espèces animales; les espèces les plus fortes survivent et évoluent, les plus faibles disparaissent purement et simplement.

Le trafic en Inde

Un piéton est plus faible qu’un rickshaw.

Un rickshaw est plus faible qu’une voiture.

Une voiture est plus faible qu’un local bus.

Il suffit d’observer le trafic en Inde, les priorités routières sont définis suivant votre poids et volume; les respnsabilités en cas d’accident ne sont pas déterminées par l’acte mais par votre taille….c’est la loi du plus fort.

En tant que piétonne, j’ai failli me faire écraser maintes fois par des voitures/rickshaws qui ne ralentissent pas lorsqu’ils me voient.

J’ai déjà assisté à un accident entre un rickshaw et une voiture dans lequel le conducteur de rickshaw se fait engueuler alors qu’il n’était pas responsable.

C’est difficile à comprendre et assimiler quand on a grandi en France, le pays de la défense du faible et de ses droits. Le piéton, par exemple, est en général prioritaire en France. Un employé peut attaquer un patron aux prud’hommes.

Ici c’est comme ça, tu es plus fort, tu gagnes, tu imposes les règles du jeu.

Au niveau professionnel

La loi du plus fort est aussi de rigueur. La question est maintenant de savoir qui est “fort” en Inde, comment on le détermine?

- le statut : un patron est plus fort qu’un employé, un employé est plus fort qu’un office boy. Cette seule hiérarchie détermine le pouvoir des uns et des autres. Ce pouvoir donne la possibilité de tout : mal parler, décider d’horaires de travail non réglementaires, licensier sans raison, confier des services personnels à ses employés.

Si je devais faire une catégorie sur la loi du plus fort au niveau social, je parlerai du système des castes qui alloue le pouvoir de façon hiérarchique.

- la richesse : plus on est riche, plus on est fort. En général, statut et richesse vont ensembles. Mais au quotidien, de l’argent sur la table débloque toujours les situations.

- l’image/la notoriété : cela ne vaut pas pour tout le monde mais je pense à l’image positive; les stars de bollywood qui sont des demi-dieux ici et influencent les choix de millions d’indiens. Ce n’est pas un hasard si Shah Rukh Khan est placardé dans toutes les villes, vantant le mérite de tous les produits de toutes les marques…..les marques ont bien compris que lorsque Shah Rukh parle, les gens l’écoutent.

La loi du plus fort en application

Situation n°1 :

- les douanes ont un statut qui leur donnent le pouvoir de refuser ou accepter des marchandises (et ce, même si tous les papiers sont en ordre). Le pouvoir est tellement grand qu’ils peuvent en jouer en utilisant le chantage pour avoir de l’argent sans reçu. (oui, oui ma marchandise est toujours bloquée à la douane!!!!).

- il m’est déjà arrivé de m’engager avec un prestataire de service sur une prestation. Je n’ai pas été satisfaite, j’ai décidé de ne pas payer. En France, ce serait inadmissible, on signe un devis, on paie peu importe ce qu’il se passe. Moi je suis cliente alors je m’impose.

Situation n°2 :

- dans le retailing, domaine dans lequel j’exerce ma profession, les places pour les marques sont plutôt chers. Si j’étais un magasin, je donnerai les places aux marques qui sont déjà connus parceque je sais qu’elle vont vendre. En Inde, des marques dont personne n’a entendu parler, disposent de plusieurs mètres carrés dans les malls….comment ont-elles fait?……bling bling…

- j’en avais déjà parlé mais j’ai déjà obtenu des autorisations (que je n’aurais pas eu le droit d’avoir) en donnant un peu d’argent.

Situation n°3 :

- les réputations des gens sont essentielles dans le monde professionnel dans lequel j’évolue. Cela fait déjà 8 mois que je suis ici et je sais que X a réussi à avoir son poste de CEO parqu’elle a des affinités avec le patron, je sais que Y est un mafieux et a investi de l’argent pas très net pour se construire son réseau…etc…La réputation et l’image professionnelles ET personnelles sont extrêmement importantes. A l’inverse, une personne qui a tout bâti sur son mérite, la famille et les prières, les gens se battent pour travailler avec elle. Une bonne notoriété vous donne du respect et le respect du pouvoir.

- au sens large, les indiens aiment bien avoir affaire à des gens crédibles c’est-à-dire les gens dont on sait de notoriété qu’ils sont honnêtes OU qu’ils ont fait des supers MBA dans des supers écoles OU qu’ils sont issus de bonne famille. J’ai déjà vu des patrons indiens n’embaucher que des gens de leurs propres communautés religieuses ou géographiques.

Conclusion

La loi du plus fort n’est qu’une question de perception en Inde. Si vous arrivez à faire croire que vous êtes forts, les gens vont vous croire forts. Il suffit de voir le rapport des Indiens avec le mariage : ils se saigneront pour offrir le meilleur mariage possible à leurs enfants et ce pour montrer aux gens qu’ils ont un statut, qu’ils sont riches et que leurs images est positive. Ou prenons l’exemple des bijoux en Inde, jamais une population n’est plus ostentatoire : l’or, le diamant, les pierres précieuses…tout cela pour affirmer là encore un statut, une richesse, une image. Montrez que vous êtes forts et vous ne serez pas une espèce en disparition!

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Une journée de travail ordinaire en Inde

travaillereninde.com | 8 mai 2008

PREAMBULE

Je passe une nuit blanche. Pourquoi?

En bas de chez moi (soit juste en bas de la fenêtre de ma chambre), mes amis les Indiens fêtent un mariage. Jusque là, tout va bien.

Des enfants qui jouent, qui crient, des gens qui parlent et qui rient. Jusque là tout va bien.

A minuit, ils sortent le tambour, commencent à chanter des chansons et à les rythmer en tapant sur le fameux tambour. Là, rien ne va plus. Lorsqu’on vit en Inde, on apprend à vivre avec Mr.Bruit et c’est vrai qu’au bout de 8 mois, je me suis faite aux klaxons, moteur de motos, pot d’échappement des rickshaws, des vendeurs de fruits et légumes qui crient tôt le matin pour vous prévenir qu’ils sont là, des gens qui parlent, des chansons bollywood ici et là…etc. Mais là, le tambour a été un bruit non identifié par mon cerveau et il résonnait dans ma tête comme si on me frappait sur la tête avec un marteau.

Solution n°1 : je suis une guerrière, je fais finir par m’habituer, no problem => au bout de 20 mns, c’est officiel, c’est un échec.

Solution n°2 : des boules quiès, j’ai essayé tant bien que mal, Bruit est plus fort que moi => au bout de 30 mns, c’est officiel, c’est un échec.

Pause et période d’interrogations : je ne vais quand même pas descendre, gueuler et gâcher leur fête….ou sinon je pourrais descendre en pyjama avec mes cheveux en pétards et mes cernes, m’installer gentiment auprès d’eux et taper des mains comme si je me joignais à eux (euh non, finalement ça fait trop psychopathe)……me déguiser en gorille pour leur faire peur (euh non non pire…)….(durée de la réflexion : 30 mns).

Solution n°3 : je prends mon oreiller et mon drap, je m’installe dans le salon, rien à faire Bruit
réussit à s’inviter dans mon salon => au bout de 30 mns, c’est officiel, c’est un échec.

Moralité : il y a des fois, il ne faut pas chercher à lutter…

MATINEE

Première chose le matin, pour des raisons trop longues à expliquer, je dois déposer de l’argent sur le compte d’une de nos vendeuses qui se trouvent dans une autre ville. Comme A. est en congé (vous vous rappelez, il est au mariage de son beau-frère), je m’occupe de le faire.

Le service et l’atmosphère d’une banque en Inde est pire que ceux d’une prison : plus froid, plus bordel, plus compliqué….dur de trouver.

Je me retrouve donc au State Bank of India (banque dans laquelle la dite vendeuse détient un compte). Je remplis le petit papier, je fais la queue pendant une heure pour qu’ensuite on me dise : “no mam, this account is not in our bank, impossible”. Moi, j’ai pris l’habitude de gueuler quand je n’obtiens pas quelque chose, je réponds : “what???not possible….see what is written on my paper!!!!see, see!!…….euh….hummmm….euh…..Central Bank of India….”. Oui bon, on a le droit de se tromper (je vous rappelle que j’ai passé une nuit blanche).

Moralité : arrêter d’être sur la défensive pour rien

Je repasse par le bureau pour chercher sur internet l’adresse de la banque puis je fais passer un entretien (oui, oui, je recrute toujours). L’entretien ne se passe pas trop mal.

Une de mes collaboratrices et moi-même partons pour une virée dans la ville ponctuée de plusieurs rendez-vous

APRES MIDI

Avant de se rendre à nos rendez-vous, nous partons en expédition à la recherche de Central Bank of India, et évidement, nous mettons 30 mns à trouver (est-ce que je vous ai dit que j’étais extrêmement impatiente de nature?). Nous arrivons à la banque, remplissons le petit papier, déposons l’argent et revenons à la voiture.

Catastrophe : le sac de ma collaboratrice a disparu. Je crie sur le chauffeur : “you are responsible for all the goods that are inside the car!!!!”…il me répond : “yes mam but I just went to buy a bottle of water”….moi :”and you left the doors open, very smart!!!”. Nous demandons à tous les gens ici et là, personne n’a évidement rien vu.

Inventaire de la perte : un portable, un appareil photo, des clés d’appartement, des documents super importants du bureau.

Décision : nous partons pour déposer une plainte à la police.

The police station :

Nous : “We want to write a complaint, we got stolen”

Policeman : “But how?”, nous expliquons.

P : “No, but it is your fault if you got stolen so we cannot write a complaint”, est ce qu’il est en train de nous dire que parceque nous avons laissé la voiture ouverte, l’acte n’est plus considéré comme un vol et les voleurs ne sont plus des voleurs??Nous commençons à péter un câble et demandons une investigation.

P : “OK if you want to write a complaint but for me, your driver is the major suspect, I will only investigate on him”. Je vois mon chauffeur pâlir. Cela fait 8 mois qu’il travaille pour nous, il a été irréprochable et sur ce coup là, il se sent déjà énormément coupable.

Moi : “OK, no, no, no, we leave”….P : “Why?” et j’invente : “We will go to my French Embassy” (c’est la seule excuse que j’ai trouvée pour nous éclipser).

P rentre dans une panique, nous prend tout de suite. Pendant qu’il nous fait la conversation la morale, il fait dicter une lettre à mon chauffeur. Je ne m’en rends pas compte au début mais quand je vois mon chauffeur écrire un papier, je me lève et je vais voir. Je pète un câble, il lui a fait écrire que moi (et non ma collaboratrice) s’est fait voler un portable et des documents…..non mais pourquoi on met mon nom, pourquoi c’est le chauffeur qui remplit et signe???P rentre en panique, prends le papier et le déchire devant moi. Il sort une feuille blanche et demande à ma collaboratrice d’écrire (il lui dicte sa plainte….oui, oui, du grand n’importe quoi). Au final, le vol est devenu : “I undersigned XX, was doing some work at XX and unfortunately I lost my mobile”, lorsque nous râlons, il nous dit qu’il vaut mieux mentir pour obtenir une nouvelle carte sim au plus vite. Nous ne discutons plus, nous voulons juste partir au plus vite.

Avant de quitter le commissariat, P. me demande mon nom. Je lui donne et il l’écrit sur un bout de papier en marquand “friend” à côté. Je lui demande “why you wrote my name?what it this for?”. P panique encore (je dois faire pas mal peur quand je suis énervée), et me dis que c’est juste pour se souvenir qui accompagnait celle qui a déposé plainte puis il déchire le papier devant moi.

………..

Moralité : ne pas chercher à comprendre….

Le reste de l’après-midi se déroule tranquillement.

Petite anecdote : une de mes vendeuses, à qui nous avions envoyé son chèque de salaire, nous appelle pour nous demander ce qu’il fallait qu’elle fasse de l’enveloppe (la jetter?la garder?décision trop dure à prendre)…….oui, nos vendeurs s’en remettent à nous pour toutes les petites et grandes décisions de leurs vies. La semaine dernière, une autre vendeuse nous appelle pour demander si elle peut participer à une compétition de danse…mais je ne comprends pas, c’est pendant les horaires de travail?…..non,non…..bah oui, tu fais ce que tu veux hors de tes horaires de travail…non,non j’ai besoin de votre autorisation…….assez déroutant hein?

La journée se termine à 21h, je n’ai pas dormi, je suis épuisée. Par chance, pas de mariage ce soir.

Conclusion de la journée : Ne vous inquiétez, toutes les journées de travail ne ressemblent pas à celle là, je pense que je classerai cette journée dans le top five des journées “pétage de câble”, rassurez vous, il existe des journées beaucoup moins cahotiques, et heureusement!

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Comment travailler en Inde?

travaillereninde.com | 4 mai 2008

De plus en plus de personnes cherchent à travailler en Inde, alors voilà mes conseils sur votre recherche d’emploi.

Voici un classement du plus facile au moins facile selon moi :

- trouver un stage/VIE

- trouver un contrat local

- avoir un contrat d’expat

1)Stage/VIE

De nombreuse entreprises en Inde sont prêtes à accueillir des étudiants étrangers. Non seulement cela ne leur coûte pas grand chose (en rémunération et en impôt) mais en plus cela correspond aussi à une demande : la grande majorité des entreprises indiennes travaillent avec des entreprises étrangères.

Mon conseil :

- il y a de nombreuses offres de stages sur les sites d’emploi : naukri, monsterindia OU sur le forum franceinindia

- repérer les grandes entreprises indiennes/française en Inde et répondre sur leurs offres directement sur le site (exemple : Coca Cola, Unilever, Renault etc.)

- lire régulièrement la presse sur internet pour repérer les besoins des entreprises (exemple : l’entrée de Carrefour en Inde)

Administrativement, de quel visa aurait-on besoin pour un stage :

- si le stage dure moins de 6 mois (et si l’entreprise accepte), vous pouvez prendre un visa touriste.

- si le stage dure plus de 6 mois, il faut postuler à un visa X (visa étudiant) sachant que selon les cas, le consulat délivre un visa E (visa employment)

2) Contrat local

Contrairement à ce que l’on pourrait croire il n’est pas impossible de trouver un emploi en Inde. Un étranger payé en contrat local est un avantage pour l’entreprise indienne : il est tout aussi bon voire meilleur et coûte autant qu’un indien.

Honnêtement, le meilleur moyen de décrocher un emploi en Inde, c’est de s’y rendre et de rechercher sur place. Je pense que deux bons mois de réponses aux offres, coups de fils et entretiens se soldera forcément par un emploi.

Par contre, certaines personnes ont tellement envi de vivre en Inde qu’elles acceptent tout et n’importe quoi. Il faut bien vérifier :

- le montant net du salaire annoncé (les taxes sont prélevées à la sources) en parallèle du coût de la vie. Par exemple, un salaire de 50000 roupies à Bombay et à Delhi ne revient pas du tout au même (le logement à Bombay est extrêmement élevé)

- les conditions de travail : de nombreux indiens travaillent le samedi alors cela peut paraître comme du luxe mais vous verrez que c’est très important d’avoir un weekend de 2 jours. Le nombre de jours de congé aussi est à négocier (là aussi, j’ai recontré beaucoup d’indiens qui n’ont pas de jours de congés) et enfin il faut bien demander si les jours de maladie comptent comme des jours de congé (et oui cela fait parti des spécificités indiennes).

- les négociations possibles : certains français l’ont déjà fait et obtenu donc pourquoi ne pas essayer; le coût du déménagement, le billet d’avion, les frais de visa, le logement, un A/R en France par an, la sécu.

- un conseil : si pendant votre entretien vous trouvez votre supérieur hiérarchique un peu louche (un peu entreprenant, des questions bizarres, une invitation à boire un verre ou un entretien tard le soir), refusez l’emploi. Il y a pas mal d’histoires de malhonnêteté de certains patrons. Les valeures sûres sont encore soit les grosses boîtes soit les boîtes qui ont déjà recruté des étrangers.

Pour information, il existe des français qui ont trouvé un emploi en Inde depuis la France mais cela reste très rare (voir le site naukri). Dites vous que lorsqu’une entreprise indienne va chercher quelqu’un à l’autre bout du monde, elle se dit qu’elle doit amortir le coût du recrutement et avoir confiance en la personne. Conclusion : une rencontre sur place accélère les démarches et prouve une motivation qui rassure le recruteur.

Au niveau administratif, le visa nécessaire pour travailler en Inde c’est un visa E (visa employment). Pour information, un salaire inférieur à 50000 roupies entraîne un refus du consulat, d’ailleurs au delà des papiers classiques, il faut prouver que vous ne “volez” pas le poste d’un indien et que seul un français peut effectuer le travail pour lequel vous avez été embauché. Vous trouverez le détail des papiers à fournir sur le site franceinindia.

3) Les contrats d’expats

Pour cette catégorie, c’est plutôt facile. Vous n’aurez pas de contrats d’expats en Inde, si vous n’êtes pas déjà dans la boîte (il est rare qu’une embauche et un envoi à l’étranger soient simultanés).

Les négociations de contrats sont classiques : tous les frais pris en charge par la boîte (déménagement, avion, école, logement, voiture, employés de maison, téléphone et taxes) et le maintien de tous les avantages d’un contrat français (cotisation, sécu etc.)

Majoritairement un visa E (visa employment) pour les expats ou un visa B (visa business) pour certains suivant leur contrat.

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Au commencement du début

travaillereninde.com | 28 avril 2008

Lorsque je me suis lancée dans l’aventure indienne, et après la découverte des nombreux blogs de mes concitoyens français sur l’Inde, je me suis promise de ne jamais en écrire un. Prenez le comme une faiblesse, une paresse ou de l’égoïsme, moi je dirais plutôt que je suis fidèle à mon esprit de contradiction : je n’aime pas faire comme les autres.

Au risque de paraître infidèle à ma propre ligne de conduite, je décide aujourd’hui de faire partager mon expérience. Cela fait déjà 7 mois que je suis dans ce pays et plus je vis, je raconte mes anecdotes et plus mon entourage me pousse à immortaliser mon expérience sur la toile….comme on laisserait une trace de son existence à l’humanité.

Alors au cas où l’Inde ait raison de moi, je vous laisse donc une trace de mon passage ici…bonne lecture et n’hésitez pas à me poser des questions/me contacter si jamais vous êtes ou projettez d’être en Inde.

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